Vive le sport!

J’ai testé la CO de nuit

CO

J’ai retrouvé mes dix ans il y a quelques jours. Quand je lisais Le Club des 5 et que je me prenais pour Claude, la téméraire. Quand je rêvais de parcourir le monde avec une troupe de cirque.

Il y a quelques jours, donc, j’ai revêtu mon habit de lumières: gilet jaune, lampe frontale, running fluo.

Et nous voilà parties, mes amies d’aventures et moi pour deux heures de Course d’Orientation nocturne au profit du Téléthon. Pour ceux qui débarquent sur la planète sport, une course d’orientation est un parcours sur lequel il faut trouver des balises (non, les balises ne clignotent pas… ). Ici, nous traversions vignobles, ville et forêt.

Les organisateurs nous mettent en haleine: le parcours commence avec une énigme historique. Ca y est, j’ai dix ans et tous ceux qui m’entourent aussi. On croirait une chasse au trésor, Zabou a la carte d’orientation en main, moi je me contente d’ouvrir les yeux pour trouver les balises et pour ne pas mettre les pieds n’importe où. Je découvre le rayon d’éclairage de ma lampe frontale: 50cm… Il fait nuit noire et la seule chose que l’on discerne dans l’obscurité ce sont les petites loupiotes des frontales au loin…devant nous…

Car oui, nous découvrons que l’orientation n’est pas un domaine dans lequel nous excellons, surtout avec l’étape du Road book, une espèce de parcours fléché abscons où il faut compter nos pas… Alors pour tenter de donner le change, on court comme des dératées dans la boue, on glisse, on peste (« mais ils les ont planquées où, ces balises? » ça c’est la version courtoise), et on court encore. Ca grimpe sec dans les vignobles, nous sommes parties depuis une heure, j’ai les jambes en coton, huit kilos de boue collées à mes feues running. Un ravito et ça repart. Perdues, nous? non… On suit ceux qui sont aussi perdus que nous. L’ambiance et bonne, on ne sait pas où on va mais on court toujours.

On attaque la partie dans les bois, toujours en quête de ces foutues balises que l’on trouve épisodiquement. La carte de CO est à nous ce que le couteau est à la poule… Une heure trente de course, on rigole comme des baleines, on se croirait dans Pékin express version picarde. Je vous dis, j’ai dix ans.

On finit le parcours dans les petits méandres de la ville, on éteint la frontale. Dommage, je la préfère aux lampadaires urbains. La fin de la course approche, on accélère pour ne pas avoir de pénalité de retard (si on dépasse deux heures de course). Le point d’arrivée est là, je suis presque déçue que l’aventure soit achevée.

Tous les participants sont rougeauds, en sueur et tâchés de boue, mais tous arborent un large sourire.

Nous n’avons pas trouvé la moitié des balises, nous avons couru plus de kilomètres que n’en comptait le parcours mais quelle aventure!

J’ai testé la CO de nuit et j’ai adoré!

 

 

 

 

 

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