I♥Picardie·Luttons!

A quand la vache dans le jardin?

Cette année avec Monsieur S nous avons pris de bonnes résolutions quant à nos habitudes de consommation. Il y a quatre ans nous avons opté pour l’achat de paniers de légumes hebdomadaires via une AMAP. Nous en sommes satisfaits de manière générale et nous reconduisons notre adhésion chaque année. En fait, nous avons à cœur de passer le moins possible par les supermarchés, même si pour certains produits c’est assez incontournable.

Bon, ne soyons pas idéalistes, l’achat de paniers de légumes a des avantages non négligeables (prix, contact avec le producteur, agriculture raisonnée) mais aussi quelques petites contraintes. Vu que l’on s’approvisionne uniquement en légumes de saison, il est vrai qu’en hiver on tire un peu la tronche à la vue des navets ou choux. C’est le jeu et on a décidé d’y jouer. En contre partie, je n’aurais jamais eu l’idée d’acheter des courges spaghettis, pâtissons ou rutabagas si je ne les avais pas eus d’office dans mon panier hebdomadaire. Cela nous a permis de découvrir une multitude de variétés de légumes et diverses manières de les cuisiner aussi.

En parallèle, on achète la viande de bœuf et de veau chez le producteur. C’est un des avantages de la campagne: les bêtes, c’est pas ce qui manque ici. Pour vous donner un ordre de prix, nous achetons le kilo de bœuf à 13€ mais la livraison est de 10kg minimum. Alors oui, il faut un gros congèl’, mais ça vaut le coup! Après, je prie pour que le bœuf ne soit pas nourri aux OGM…

Tout ça pour en venir au fait que (oui c’est long) la nouveauté de l’année réside dans l’acquisition de deux poules, histoire de faire un peu de boucan dans notre bled paumé. Les voisins vont nous remercier, j’en suis sûre. Monsieur S s’est attelé à la fabrication d’un poulailler made in récup’ (à base de palettes) pour accueillir nos deux charmantes poules baptisées Cocotte (c’est original) et Minute (sur une idée de Doudou…). Alors j’espère qu’elles vont turbiner de la ponte parce qu’avec les gâteaux que je fais à la semaine, va pas falloir chômer. Mais encore faudrait-il qu’elle trouvent le poulailler: depuis que Monsieur S les a mises dans l’enclos, elles sont toujours derrière le grillage.

Pour conclure (enfin), j’insiste sur le fait que ce billet n’a aucune intention moralisatrice. C’est juste pour souligner que si vous en avez assez de ne pas savoir ce que vous mangez, il existe certainement des alternatives autour de vous: AMAP, producteurs locaux. Bon, j’avoue que si vous vivez en appartement, les poules, ça fait désordre.

Evidemment, vivre à la campagne facilite ce genre d’initiatives qui vise une consommation responsable. Nous avons fait ce choix-là mais chacun fait comme il veut!

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6 commentaires sur “A quand la vache dans le jardin?

  1. rien de plus vrai !! et si on habite en ville avec une longue liste d’attente pour l’AMAP, il reste toujours les producteurs locaux sur le marché qui fournissent souvent légumes, fruits et oeufs. Et pour la viande, les artisans bouchers/charcutiers pas toujours plus chers, achètent aussi souvent leurs « bêtes » dans le coin….

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  2. Ok j’ai hâte de voir le moment du départ en vacances quand mister S devra égorger cocotte minute et que la belle écolo se lancera dans le plumage et dans le vidage…..J’ai des copains qui ont une petite longueur d’avance sur vous avec toilettes sèches après les poules ! Je les admire mais ne les envie point ! Donc juste envie de te dire : good luke ! Et si jamais tes poules surproduisent, suis partante pour oeufs frais en rab…Par contre si jamais l’envie te venais de m’offrir cocotte ou minute…je te tue!

    Aimé par 1 personne

  3. Chère Nube,

    J’apprécie toujours vos articles et votre style, la façon dont vous vivez la vraie vie de tous les jours, j’attends avec impatience vos recettes de rutabagas et de pâtissons et leur introduction dans vos menus hebdomadaires. Je salue au passage la présentation des menus. L’histoire des poules m’a bien fait rigoler. J’imagine très bien le roi de la palette au travail.Un conseil: tant que vous n’aurez pas de coq, tout devrait bien se passer dans votre village. Mais, dans ce cas, vous n’aurez pas de poussins pour les petits. On ne peut pas tout avoir! J’apprécie aussi que vous appeliez votre progéniture par un petit diminutif comme Doudou et je déteste que vous les nommiez  » les Nains » . Je les imagine, en effet, dans une quinzaine d’années avec ce surnom.. » Bravo , en tous cas, pour votre militantisme féministe, votre organisation et l’art avec lequel vous vous occupez des enfants pour les faire grandir……. Ciao!

    Une lectrice fidèle

    Envoyé de mon iPad

    >

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    1. Chère fidèle lectrice,
      Merci pour ce joli message plein de sincérité qui me va droit au cœur! Quant au pseudo des Nains, je pense que je le garderai même quand ils auront vingt ans, ça me donnera une occasion de plus de les faire râler. Bad mother un jour, bad mother toujours!
      Amicalement

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