I♥Picardie·Vive le sport!

La Transbaie, une belle aventure!

transbaie2016

J’aime bien les défis personnels.

Transbaie circuit

La Transbaie c’est une course de dix-sept kilomètres entre St Valéry et le Crotoy: en gros, on traverse la baie de Somme à marée basse. Plus de six mille coureurs empruntent cet itinéraire parsemé de crevasses à enjamber, de vase dont s’extirper, de mares d’eau à franchir, de dunes glaiseuses à monter. Un pur bonheur, en somme.

Nous voilà parties pour la Baie de Somme, camping-car brinquebalant au vent. On papote, on se raconte nos vies et celle des autres, on rit de tout comme des ados de quinze ans. C’est que le temps passe vite, quand on a quinze ans.

On arrive enfin à Saint-Valéry et les gens nous regardent, assez perplexes et étonnés: deux nénettes en camping-car qui se baladent en baie de Somme, ça relève de l’extraordinaire voire du transgressif. Ou alors, on est vraiment canon et on n’était pas au courant. Bref.

L’objectif premier c’est de garer l’engin: on trouve une petite aire de camping-car à dix minutes à pied du départ de la course mais sans vue sur la mer. En revanche, à gauche on a vue sur les poubelles et à droite sur Simone et Patoche. Peu importe, c’est le week-end, pas de Nain à l’horizon (ou du moins, pas les nôtres) et l’aventure nous attend.

Opération « on retire les dossard » à la cabane de Françoise et Jacques, cabane la plus lente car le coureur devant nous retire les dossards de toute la région, de la Belgique et du Burundi.

Le départ est donné par le coup de sifflet de la vielle locomotive à vapeur qui relie les deux villages de la baie. 10h15 pétantes. La foule de coureurs démarre en fanfare dans St Valéry, on double un corbillard, une équipe de Dalmatiens, les 4 Fantastiques. On s’englue dans la vase, on glisse, on saute, on court. Un piano joue au beau milieu de la Baie. On court, on saute, on glisse, on s’englue dans la vase. C’est beau, c’est calme malgré la marée humaine. C’est fou.

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crédit photo: France 3 Picardie / Inés Tayeb

On croise les premiers coureurs qui ont quasiment terminé leur course, eux. Nous on s’enfonce dans l’eau avant d’atteindre le village du Crotoy où le ravitaillement nous attend. On est à mi-parcours, les spectateurs sont chaleureux et joyeux. On est bien. Tellement bien qu’on ne voit pas passer les huit kilomètres restant. On papote toujours et encore et on se dit qu’on va tout de même pas se faire battre par Mario et Luigi.  L’arrivée est proche, avec son lot de fierté personnelle et d’émotions.

On s’embrasse, on exulte et on jette un œil au chrono, même si on sait qu’on ne fait pas la Transbaie pour faire un temps. On fait la Transbaie pour la vivre, tout simplement.

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