Slovaquie·Voyages

Road trip d’est en ouest # Slovaquie 

Cette chaîne de montagne, les Tatras, qui sert de frontière naturelle entre la Pologne et la Slovaquie m’ intriguait.

On ne pouvait pas passer à côté et après une semaine à arpenter des villes, aussi jolies soient-elles, on avait besoin de nature et de vastes étendues.

On se rend donc au nord-est du pays par l’une des deux routes qui mènent aux Tatras. Quatre heures de voiture en théorie. C’est sans compter sur la déviation slovaque: tu sais que tu dévies pour cause de travaux mais tu ne sais pas par où tu dévies. On s’en sort tant bien que mal et on parvient à rejoindre une petite route limitée à 70km/h. Le slovaque est très respectueux des limitations de vitesse, tu ne rigoles pas avec ça. Et de toutes façons, vu leurs têtes assez peu conciliantes dans cette partie du pays, t’as pas envie de dépasser les 70km/h.



Bon, du coup, on met 5h30 pour arriver à destination… Mais le paysage en vaut vraiment la peine : des cimes dentelées, des crêtes et des névés. C’est beau.


A notre arrivée, afin de détendre les Nains au bord du burn out -et nous avec- on se fait quelques descentes de luge d’été à Tatranska Lomnica, une station de ski assez huppée au vu des hôtels ultra chics qui se font du coude à coude. C’est touristique mais ça va, c’est pas non plus la Côte d’Azur en juillet. 

Ensuite, on part se repaître en bières (2€ la pinte…) et se rassasier. Je goûte une spécialité slovaque, des espèces de raviolis au brebis, le tout arrosé de crème fraîche et de lard frit. Light. La cuisine slovaque n’est pas forcément raffinée mais elle a le mérite d’être copieuse, rassasiante et très peu chère (5€ le plat maxi). Les Nains optent pour un plat très local: des spaghettis arrosés de ketchup. 


La randonnée mi-foirée dans les Hautes Tatras.

8h30. On part de Stary Smokovec, village-point de départ de nombreuses rando.  Tous les parkings sont payants, et là encore, le slovaque ne rigole pas : tu payes ou tu payes. On démarre la rando et on se plante de chemin. Normal, on est habitué. On marche une bonne heure pour rien…si j’avais été Nain, j’aurais intenté un procès contre mes parents. Bref, après notre petite erreur, on annonce aux Nains que désormais, on va vraiment faire une randonnée. Regards qui oscillent entre l’écœurement, le dépit et l’envie de meurtre. Normal, on est habitué à ça aussi.


On grimpe vers des chutes d’eau, ça leur donne au mois une raison de marcher. Il y a pas mal de randonneurs, la vue est belle et les Nains crapahutent bien sans rechigner. Tant mieux car le temps se couvre et on risque de prendre une belle saucée à la slovaque : sans ambages.




Au total, 2h30 de marche qui grimpe sec, plus une heure en bonus, la matinée s’achève avec plaisir.

C’est alors qu’on annonce aux Nains qu’après un bref casse-croûte, on se rend visiter les grottes de Belianska, à quelques kilomètres de là. Euphorie, danse de la joie. Les Nains ayant retrouvé leurs ondes positives, on leur cache qu’il faut marcher vingt bonnes minutes sur un chemin très raide pour accéder aux grottes. Sinon c’est pas drôle. 

14h. Après une ascension qui nous a fait respirer comme des sangliers, on parvient enfin à l’entrée des grottes. Le ticket n’est pas excessif : 6€ par adulte et gratuit pour les Nains. Les photos sont interdites, sauf si tu t’acquittes de 10€ supplémentaires. On enfile nos doudounes et on suit la visite guidée en slovaque, qu’on le veuille ou non. Et en polonais. Et en tchèque. Soit, on subit pendant une heure dix mais ça vaut vraiment le détour.


15h30. Après un kilomètre et demi de promenade dans les splendides galeries souterraines, on sort sous une pluie battante. On fait le chemin du retour…sous une pluie battante. On rentre se poser au Tatra hotel golf, un énorme complexe hôtelier qui loue des appartements à la semaine pendant la saison hivernale. 

Du nord-est au sud-ouest.

Si tu veux traverser la Slovaquie quasiment d’un bout à l’autre en un jour, pars avec nous!


9h30. Arrivée au château de Spiss, le plus grand et célèbre château médiéval du pays. La vue est à couper le souffle car le château semble sortir de la roche. 


Sans le vouloir, on arrive de bonne heure et nous sommes parmi les premiers à gravir le sentier qui mène à la forteresse. Les Nains pâlissent à la vue de la côte qui nous attend: après la rando d’hier, leurs muscles se rappellent à leur bon souvenir. Quoiqu’il en soit, la montée en vaut vraiment la peine: c’est tout simplement majestueux !





Mais ce que les Nains préfèrent, ce sont les petits rongeurs qui peuplent les parterres de la cité, des spermophiles ou écureuils terrestres.


11h30. On quitte Spiss en croisant une cohorte de touristes sous une chaleur étouffante. On se réfugie dans la voiture climatisée pour nous rendre aux grottes de glace de Dobsinia, à 60km. On traverse le Paradis slovaque, une réserve naturelle réputée pour ses canyons et randonnées vertigineuses, trop dangereuses avec des enfants. Nous on va se contenter des grottes classées au patrimoine mondial de l’Unesco.


13h. Officiellement, montée very easy. Dans les faits, montée très raide de vingt minutes jusqu’aux grottes. Visite guidée en slovaque. On brave l’interdiction de prendre des photos ou moyennant 10€. On fait nos frenchies. Mea culpa.

Photo google

On déambule parmi les tunnels de glace, les stalagmites et stalactites géantes. On se croirait dans le film Superman, la scène de la grotte avec tous les cristaux. Ça cloue le bec aux Nains pendant trente minutes, et ça, c’est de l’or en barre.


14h30. En route vers la petite ville de Banska Stiavnica, classée au Patrimoine mondial de l’Unesco elle aussi. Deux heures de trajet dans les routes sinueuses du Paradis slovaque entre les sapins, les sapins et les sapins. Les Nains ne ferment même pas un œil et heureusement, en tant que bons parents, on a emporté leurs cahiers de vacances. Ils nous remercient chaleureusement.


17h. Soit on arrive soit on s’entretue dans la bagnole. Une famille française met fin à leurs jours après une journée de voiture en Slovaquie. Doudou est en mode pipi-caca-prout et Numéro Bis est en mode repeat. On arrive, on va leur faire faire un tour de la ville, ça va les calmer. Le temps s’est arrêté à Banska Stiavnica, l’atmosphère y est douce et les ruelles ravissantes. Les façades travaillées et la beauté des édifices religieux témoignent d’un âge d’or révolu. La ville nous apaise (!), on flâne en mangeant des glaces et on s’assoit à l’Art café où l’on commande un grand pichet de limonade locale (une espèce d’eau gazeuse très peu sucrée avec des citrons verts). On est plutôt pas mal, ici! 








Deux heures nous séparent encore de Bratislava. Va t-on suvivre…?

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