Les bricoles des Nains

Cadeau pour maîtresses sans prise de tête.

Cette année, j’ai opté pour le relâchement total. J’ai pris mon porte monnaie et je me suis rendue à Gifi et Action, le magasin où tout est à moins de 2€. 

Que veulent les maîtresses, au fond,après  sept mois de colloc’ avec une tripotée de Nains plus ou moins excités, plus ou moins réactifs, plus ou moins curieux , plus ou moins propres? Hé bien je vais te le dire, moi, ce qu’elles veulent: qu’on leur foute la paix! Elles veulent partir en vacs’, boire des mojitos au bord de l’eau, raconter des conneries et bouger leur corps sur le dernier tube de Shakira. Exit les tables de multiplication, les chaînes alimentaires (on s’en fout car de toutes façons ils se font tous bouffer à la fin), les fucking poésies de Maurice Carêêême, les mots invariables. Même Bulle en a ras la caisse et se casse avec Milo faire la teuf à Ibiza. Les maîtresses comprendront.

Du coup, on a sauté sur les sacs en tissu Holidays (Gifi, 2€) pour aller à la plage ou à la douche du camping ou…où elles voudront.

On a garni le sac d’un carnet de mots croisés ou mêlés (Gifi 2€) niveau facile car il ne faut pas se prendre la tête, hein, on ne joue pas à Maître Capello en été, on se détend.

On a ajouté une petite bouteille en verre avec paille (0,69€) pour se faire des smoothies rien qu’à soi. Et forcément j’avais envie de mettre des recettes de mojitos à la framboise ou de caipirinha, mais après réflexion, je me suis dit que ça serait peut-être mal perçu… Je me suis rabattue sur deux recettes de cocktails sans alcool : on reste dans le mythe de la maîtresse 100% pure. Si les Nains savaient…


Et quand j’ai terminé mes amplettes et confectionné l’emballage, quelle question me pose Monsieur S?

« T’as pensé au maître du vendredi? »

Si on lui amène un pack de bières, ça va le faire ou pas?

J'ai des choses à dire·On se régale...ou pas!

Cuisine avec ton dico!

Si tu suis un peu ce blog, tu sais que j’aime bien cuisiner et découvrir de nouvelles saveurs. Parfois même, j’ose tester les recettes de magazines féminins, tu noteras à quel point je suis une aventurière.

Récemment, je suis tombée sur cette recette:

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Etape 1:    WTF ? (What The Fuck? –pour ma mère-)

Mais bordel qui a compris cette recette?! Où est le Larousse? Non, pas le temps. Où est mon portable, que je te googlelise tout ça.

Etape 2:    Internet, je t’aime.

  • moghrabieh: La moghrabieh ou moghrabiyyé est une variété orientale du gros couscous. Les pâtes ont la taille des pois chiches quand elles sont cuites. (source : https://histoiredepates.net)
  • zaatar: mélange d’épices du Moyen Orient (source : wikipedia)
  • mélasse de grenade: Son goût fruité et son astringence en font un excellent ingrédient pour les plats sucrés salés, les vinaigrettes et les marinades. Elle est fabriquée à partir du jus d’une certaine variété de grenade très acide. Additionné de sucre et de jus de citron, ce jus est réduit jusqu’à obtention d’un sirop épais et très foncé.

 (source : www.beyrouthparis.com)

  • labné: (labneh) en arabe : lait fermenté concentré traditionnel issu du rayeb égoutté, qui est originaire de la ville de Chtaura dans la plaine de la Békaa, un plat typique de la cuisine libanaise, syrienne et palestinienne. Ce plat est très commun dans les autres pays du Levant.

 

Etape 3:    Ce que j’ai compris.

Une recette libanaise ou syrienne. Du Proche-Orient, quoi. Avec du poulet et des épices.

Etape 4:    Problème de localisation.

Merde, j’avais oublié que je vis dans la France rurale. Aucune chance de trouver ces ingrédients à Leclerc drive. Si je les commande par internet, ça va faire un peu juste pour les avoir avant le repas de ce soir… Et je vais payer 25€ de frais de port.

Etape 5:   L’abandon.

Je vais faire un taboulé. C’est pas mal aussi, le taboulé.

Vive le sport!

J’ai testé le yoga.

J’arrive dans une petite salle zen et la prof m’accueille de son joli sourire et de ses yeux rieurs. Nous sommes une dizaine de yoginis, assis sur nos tapis respectifs, attendant le début de la séance en musique thaï ou indienne…bref, le même CD que celui que met ton esthéticienne pendant un massage aux pierres chaudes, tu vois?

La séance commence avec un « On va prendre contact avec notre corps. »

Autant dire que moi je prends contact avec un ensemble d’os et de muscles qui essaient de me porter tant bien que mal depuis quelques temps. La course à pied a fait de moi un être plus musclé qu’avant, certes, mais raide comme un piquet. Je suis tellement tendue (mon état de base) qu’il m’est quasi impossible de me relâcher. Bref, ça transpire sévère sous le débardeur.

Et puis j’entends: « On va débuter les salutations au soleil… » Heureusement que Monsieur S n’est pas là car il m’aurait dit « On est chez Raël ou quoi? Tu prends ton manteau, on s’en va! » . Cliché quand tu nous tiens…

On a mis les mains en namasté et on a pratiqué les salutations au soleil. Pas si facile que ça. Puis on a enchaîné avec des postures, chacun à son rythme et en fonction de ses capacités. Je suis rouillée, c’est terrible.

Au terme d’une heure d’étirements s’achevant par un relâchement total (shavasana= la posture du cadavre), je réussis enfin à me sentir bien et apaisée, ce qui relève du miracle, soyons clairs.

Même si le chemin est long, après quelques séances de pratique du hatha-yoga et de yin-yoga je commence à ressentir certains bienfaits:

  • je prends conscience que je respire (ce qui n’est pas forcément évident) et très mal, surtout quand je suis stressée. Je suis quasi en apnée.
  • je parviens à m’endormir plus rapidement: j’arrive à me DETENDRE (!) en relâchant mes muscles un par un.
  • je me sens moins contractée au niveau du torse et surtout des épaules.
  • je suis comme sur un nuage après chaque séance.

Alors évidemment, le yoga, c’est un état d’esprit: on ne « consomme » pas sa séance en enchaînant des postures. On pratique pour soi, pour son bien être et se remettre en connexion avec son corps. A mon sens, cela doit partir d’une démarche personnelle, d’un état d’esprit. 

Le point négatif : le prix de la séance  ou de l’abonnement annuel est très élevé dans la ville où nous vivons. Tout dépend de ce qui est proposé autour de chez soi !

Yoga

 

J'ai des choses à dire

Les ind10pensables de Grazzia

Je ne sais pas toi, mais quand je feuillette la presse féminine, je fais de l’hypertension. En principe, les magazines sont censés te détendre et te permettre de passer un agréable moment. Chez moi, l’effet inverse est garanti et en général, Monsieur S se met à l’écart parce qu’il sait -à juste titre- que je vais tout simplement gueuler.

La semaine dernière, j’ai jeté mon dévolu sur Grazzia. Bien mal m’en a pris car dès les premières pages, je tombe sur ça:

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Ma première réaction a été la suivante: Je ne vois pas en quoi le bracelet Chaumet à 1260€ revêt un caractère indispensable, sauf si tu es Kim Kardashian.

Ma deuxième réaction a été d’additionner les ind10pensables de cette mignonnette journaliste déconnectée, semble t-il, de toute réalité du monde dans lequel nous vivons.

  • pull manches même pas longues: 170€
  • bracelet pas terrible mais tellement hors de prix qu’il est bien: 1260€
  • Veste pour se rendre au dojo: 430€
  • ah…les sandales du prolo. Je suis contente, la journaliste a pensé à 90 % de la population: 10€
  • LA montre qui donne l’heure aux presbytes: 260€
  • Le maillot avec un ananas qui viendra joliment décorer ton pubis: 375€
  • Les lunettes noires avec les 8 traces de feutre rouge indélébiles laissées par le Nain désœuvré du concepteur, un soir où son père buvait des mojitos au bord de sa piscine ultra lounge de la côte Estérel et dont l’attention était focalisée sur l’ananas qu’ exhibait la bombasse en maillot devant lui: 70€
  • Un pantalon large pour faire du bateau. Mais nous on fait pas de bateau.: 80€
  • Une robe pour celles qui mesurent 1,80 au garrot, ont des seins qui tiennent sans soutien-gorge et n’ont pas de ventre. Une robe, donc, pour les femmes qui n’ont pas d’enfant (et qui sont pétées de blé aussi, évidemment) : 365€
  • Le sac de Mamie Yvonne, mais comme c’est de Chanel, c’est amazing!! Sur le site de Chanel, il est à 3700€. Je vais en prendre deux, je pense.

Donc, on additionne tous ces petits chiffres des Ind10pensables de cette connasse de journaliste de Grazzia, ce qui nous fait 6720€ d’Ind10spensables, qui ne te permettent même pas de bouffer.

6720€… cinq smic…

Alors voilà, Madame la journaliste de Grazzia, je vais te faire, moi aussi, ma liste des Ind10pensables de ce mois-ci:

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Alors c’est sûr, c’est moins glam’ et ça ne vend pas du rêve, mais au moins, ça rentre dans mon budget.

 

Belgique·Voyages

12 choses gratos à faire en mer du Nord.

Se faire lécher les orteils par les vagues et au bout du compte, finir trempé jusqu’aux os.

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Pique-niquer dans les dunes à l’abri du vent.

Photographier ses orteils sur le sable mouillé.

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Faire du vélo le long des promenades et éviter de justesse les karts, rosalies, et autres engins à pédales dont sont friands les Nains belges.

S’endormir sur le sable et prendre un coup de soleil d’anthologie, histoire d’arborer un bronzage de cycliste et une jolie couleur écrevisse.

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Regarder ses Nains s’étriper dans les flaques, au loin, très loin.

Jouer à cache-cache dans les dunes et ne pas retrouver ses Nains. Consciemment ou pas.

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Faire la course avec ses Nains sur la plage et se flinguer les pieds sur des morceaux de coquillages.

Se laisser ensabler par ses Nains et manger deux ou trois pelles de sable par la même occasion.

Écrire des trucs très niais sur le sable. Et alors? Où est le problème?

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S’asseoir à proximité d’une autre famille avec Nains. Les laisser faire connaissance, leur suggérer une partie de foot. S’enfuir.

Regarder les « skate surfers » (dixit Numéro Bis) surfer , les chevaux galoper, les cerfs-volants voler, le marchand de glaces sonner, les gens flâner, les enfants jouer.

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Et respirer.