I♥Picardie·J'ai des choses à dire

Amen.

Aujourd’hui j’ai retrouvé l’espoir.

J’ai chaussé mes Crocs violettes à moumoute, must have local.

J’ai ouvert la porte donnant sur le jardin.

J’ai foulé l’herbe fraîche dans la brise matinale et j’ai même aperçu des pâquerettes.

Aujourd’hui j’ai étendu le linge dehors …

…et il était sec deux heures plus tard.

Dieu existe.

 

 

 

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I♥Picardie·Vive le sport!

J’ai testé le trail.

Quand tu t’inscris à un trail, tu te dis que ça va être sympa de courir dans les bois, d’être immergée dans la nature, entendre les oiseaux et le craquement des feuilles sous tes pieds.

Au départ de la course, tu te demandes à quel moment tu t’es dit que ça allait être sympa de courir par -10 degrés en plein mois de janvier, à 9h du matin.

A quel moment as-tu pensé que les 24 km de sentiers gelés de ta contrée prévalaient sur ton lit bien chaud ?

Et puis en plus y’a même pas d’oiseaux dans la forêt; sont pas fous, eux, ils doivent nous regarder et bien se fendre la poire depuis leur nid douillet: « Regarde-moi ces nases, y’a pas meilleur moment pour mourir congelé! »

Finalement, tu te réchauffes au bout de dix kilomètres. Le ravito arrive à point nommé sauf que… le Coca a dû rester toute la nuit dehors et il est aussi gelé que l’eau de ton camelback que tu ne peux plus boire à cause des petits glaçons qui obstruent l’embout. Soit.

Toujours pas d’oiseaux mais la forêt est belle sous le soleil givré. Tiens, à cette heure-ci, les gens normaux se lèvent et prennent leur petit déj. Toi, il te reste encore huit kilomètres à courir. Tu n’y arriveras pas, c’est sûr: le sol est trop dur, les côtes trop pentues, les descentes trop gelées. Tu n’y arriveras pas. T’as qu’à feindre un malaise ou une cheville foulée et comme ça tu rentres dare-dare te mettre au chaud. Oui mais la queue entre les jambes, le déshonneur suprême, le bannissement du club d’athlé. T’es quand même pas une chochotte! Allez, regarde le paysage, même sans les oiseaux, ça va passer.

C’était dur, c’était long, c’était glacial mais bizarrement, c’était bien. Va comprendre.

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I♥Picardie·La vie à 4

La promenade du dimanche.

S’il y a bien quelque chose que je détestais quand j’étais ado, c’est quand mes parents suggéraient d’aller se promener le dimanche après-midi. Mais si, il faut beau, on va prendre l’air, on ne va pas rester enfermés toute la journée.

C’est cette phrase que je répète, mots pour mots aux Nains chaque week-end, en omettant le « il fait beau« . Et pour le moment, les Nains sont plutôt enthousiastes. Jusqu’à quand…

On a chargé nos quatre vélos dans la voiture.

Non.

Monsieur S. a d’abord changé une chambre à air,  regonflé les pneus plats,  démonté les selles et les roues de nos VTT pour faire une partie de Tetris dans le coffre de la voiture.

On a enfin chargé la voiture, pour la décharger trente minutes plus tard au bord d’une voie verte: la platitude absolue limite toute tentative de chouine, de gémissement, de maux de jambes ou autres désagréments.

On a pédalé une heure et demie entre les champs de maïs, les prés et les bois.

Un faisan nous a refusé la priorité, les vaches nous ont snobés et les chasseurs nous ont épargnés.

On a croisé des promeneurs du dimanche qui nous ont salués de ce bonjour complice qui dit « On est pas bien là, on est pas tranquille, on est pas heureux? »

Numéro Bis a sifflé le générique de Fort Boyard pendant trop longtemps, Doudou a chuté trois fois et Monsieur S. a mangé plus de Pim’s au goûter que tout le monde.

On a re-démonté les vélos et refait une partie de Tétris avec le coffre.

On est rentré repus d’air frais, de nature et de complicité.

C’était bien, cette promenade du dimanche.

I♥Picardie·Vive le sport!

La Transbaie, une belle aventure!

transbaie2016

J’aime bien les défis personnels.

Transbaie circuit

La Transbaie c’est une course de dix-sept kilomètres entre St Valéry et le Crotoy: en gros, on traverse la baie de Somme à marée basse. Plus de six mille coureurs empruntent cet itinéraire parsemé de crevasses à enjamber, de vase dont s’extirper, de mares d’eau à franchir, de dunes glaiseuses à monter. Un pur bonheur, en somme.

Nous voilà parties pour la Baie de Somme, camping-car brinquebalant au vent. On papote, on se raconte nos vies et celle des autres, on rit de tout comme des ados de quinze ans. C’est que le temps passe vite, quand on a quinze ans.

On arrive enfin à Saint-Valéry et les gens nous regardent, assez perplexes et étonnés: deux nénettes en camping-car qui se baladent en baie de Somme, ça relève de l’extraordinaire voire du transgressif. Ou alors, on est vraiment canon et on n’était pas au courant. Bref.

L’objectif premier c’est de garer l’engin: on trouve une petite aire de camping-car à dix minutes à pied du départ de la course mais sans vue sur la mer. En revanche, à gauche on a vue sur les poubelles et à droite sur Simone et Patoche. Peu importe, c’est le week-end, pas de Nain à l’horizon (ou du moins, pas les nôtres) et l’aventure nous attend.

Opération « on retire les dossard » à la cabane de Françoise et Jacques, cabane la plus lente car le coureur devant nous retire les dossards de toute la région, de la Belgique et du Burundi.

Le départ est donné par le coup de sifflet de la vielle locomotive à vapeur qui relie les deux villages de la baie. 10h15 pétantes. La foule de coureurs démarre en fanfare dans St Valéry, on double un corbillard, une équipe de Dalmatiens, les 4 Fantastiques. On s’englue dans la vase, on glisse, on saute, on court. Un piano joue au beau milieu de la Baie. On court, on saute, on glisse, on s’englue dans la vase. C’est beau, c’est calme malgré la marée humaine. C’est fou.

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crédit photo: France 3 Picardie / Inés Tayeb

On croise les premiers coureurs qui ont quasiment terminé leur course, eux. Nous on s’enfonce dans l’eau avant d’atteindre le village du Crotoy où le ravitaillement nous attend. On est à mi-parcours, les spectateurs sont chaleureux et joyeux. On est bien. Tellement bien qu’on ne voit pas passer les huit kilomètres restant. On papote toujours et encore et on se dit qu’on va tout de même pas se faire battre par Mario et Luigi.  L’arrivée est proche, avec son lot de fierté personnelle et d’émotions.

On s’embrasse, on exulte et on jette un œil au chrono, même si on sait qu’on ne fait pas la Transbaie pour faire un temps. On fait la Transbaie pour la vivre, tout simplement.

I♥Picardie

La ferme de Souchinet# promenade dans l’Aisne

Ça sent le printemps!

Et moi, quand ça sent le printemps, je n’ai qu’une envie: être dehors.

On a choisi d’aller à la ferme de Souchinet à Verneuil-sous-Coucy (02380), un endroit fabuleux pour les Nains : un petit zoo entre champs et forêts.

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Le site est très vaste, il y a des chevreaux en liberté, les enclos sont propres et les Nains peuvent côtoyer les animaux de la ferme ainsi que des animaux un peu atypiques pour la région: autruches, zébus, chameaux, etc.

Évidemment on se fait une balade à dos de poney, les Nains sont aux anges. Moi je les regarde. J’aime pas les canassons et ils me le rendent bien.

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On poursuit la visite en suivant le parcours pédagogique où l’on joue à deviner le cris des animaux, le poids des œufs, le nombres de pattes de certaines petites bêtes et encore plein d’autres activités ludiques.

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Ensuite on se rend sur les parcours visuel et tactile: on doit mettre les mains dans des boîtes et deviner ce qu’il y a à l’intérieur. Une épreuve de Fort Boyard version douce.

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Le parcours olfactif est plutôt sympa: on débouche des petits fioles et on essaie de deviner l’odeur qui en émane. Pas si évident que ça, nous on tombe à côté de la plaque une fois sur deux.

On termine la visite (au bout de deux bonnes heures) avec le parcours pieds nus: on quitte les chaussures et on traverse une série de bacs en bois contenants divers éléments. On passe des gravillons aux graines de maïs, des feuilles à la boue, de l’ardoise au sable.

Bref, on s’amuse bien. A la fin du parcours on a la possibilité de laver nos pieds noircis.

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Bilan: les Nains s’en sont donné à cœur joie toute l’après-midi et nous avons vraiment passé un bon moment. Le sentier sensoriel est vraiment un plus par rapport aux autres fermes que nous avons visitées alentour.

A votre tour!

Pour consulter le site, cliquer sur la photo:

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