J'ai des choses à dire·Luttons!

Du stéréotype.

Doudou a commandé au Père Noël une petite perforatrice pour fabriquer des gommettes. Or il s’avère qu’on a eu le choix entre le modèle rose, la version Reines des Neiges et celle à paillettes.

Si tu cherches une perforatrice à gommettes dans l’épais catalogue, c’est simple: cherche dans les pages roses.

Si tu feuillettes les pages bleues, point de perforatrice à gommettes. Les pages bleues  c’est pour les ceintures de bricoleur, les déguisements de ninja, les circuits de voitures et les dinosaures.

Alors toi, le Publicitaire, peut-être faudrait-il songer à revoir la mise en page dichotomique de ton catalogue car:

  1. Les garçons aussi jouent avec gommettes, colorient, font des colliers de perles (d’ailleurs ils en fabriquent à l’école), des rainbow loom et que sais-je encore.
  2. Les filles aiment se déguiser en Power Ranger, jouer au basket et faire une partie de Angry Birds quand elles ne grimpent pas aux arbres et j’en passe.
  3. Cantonner les filles au rose ou les garçons au bleu renforce la stigmatisation des sexes: chacun est bien à sa place. Tu dois te dire, Publicitaire, voilà qui va rassurer les parents: votre fille choisit dans la partie rose et votre fils dans la bleue, chers parents vous êtes sauvés: votre enfant est normal et dans la bonne case. Eh oui, nous en sommes encore là dans les catalogues de jouets en 2015.

Mais les pages que je préfère sont celles-ci:

chariot

Alors, Publicitaire, j’ai quelques menues choses à te dire:

  1. Non, personne n’arbore jamais un tel sourire avec un chariot de ménage.
  2. Non, ce n’est pas « super » de se cogner le ménage (et en plus, y’a même pas d’aspi).
  3. Merci de rappeler qu’il faut astiquer toute la maison, au cas où on aurait affaire à une feignasse.
  4. Tu nous indiques l’âge à partir duquel on peut commencer ce jeu d’éclate totale. Ça promet des décennies de franche rigolade!
  5. Je passe sur le fait que ce soit une petite fille qui pose, on va dire que je vois le mal partout.

Au fait, vous avez noté le fond rose? Un coup du hasard, c’est sûr.

Luttons!·On se régale...ou pas!

La brioche qui te veut du bien.

Oui, elle te veut du bien.

Elle est sans conservateur, sans additif, sans épaississant ni arôme.

Bon d’accord, elle te demandera un peu plus de temps que lorsque tu en jettes une négligemment dans ton caddie. Mais elle vaut sacrément le coup!

Pour une grosse brioche qui te veut du bien, au Thermomix:

  • 500g de farine
  • 100g de sucre
  • 70g de beurre
  • 1 sachet de levure de boulanger
  • 200 ml de lait
  • 1 oeuf
  • une pincée de sel

Dans le bol du robot: verser le lait et la levure. Programmer 3min / 37° / vit.2

Ajouter tous les autres ingrédients et pétrir pendant 4min.

Mettre la pâte dans un récipient, couvrir de film alimentaire et laisser lever 45 min.

Quand la pâte a levé, dégazer et la diviser en 3 pâtons égaux. Façonner 3 boudins et tresser.

Poser la tresse sur une plaque allant au four recouverte de papier cuisson, recouvrir d’un torchon et laisser lever encore 30 min dans le four à 50°.

Sortir du four, badigeonner la brioche d’un jaune d’oeuf et saupoudrer de sucre perlé.

Enfourner pour 25min à 180°.

IMG_0864

 

Luttons!

Et puis nous sommes sortis.

J’ai chaussé mes baskets, tu as enfourché ton vélo.

Nous avons emprunté ce chemin que nous connaissons bien. Tu m’as dépassée et t’es retourné pour me lancer un sourire. La vision de ta frimousse édentée, rougie par le vent et rehaussée du casque bleu de rigueur m’a arraché le premier rire de la journée.

Tu pédales, fort et vigoureux, l’esprit libre.

Je te suis telle un automate, le coeur serré, l’estomac retourné, l’esprit embrumé.

Soudain tu t’écries en apercevant une buse qui nous survole. Il faudra qu’on dise à papa qu’on en a vu une! Tu me parles de la récolte de betteraves, du tracteur qui laboure et de celui qui sème. Tiens, c’est là que mon frère a fait une cascade la semaine dernière. Et tu as vu la forêt comme elle est belle. Tu me pousses un peu, y’a une côte! Et tu te souviens, on avait vu un gros frelon dans ce buisson quand on avait ramassé des mûres. Et les oies sont dehors aujourd’hui. Il pleut un peu mais on s’en fiche, c’est pas important. Je suis content d’être avec toi, on est bien tous les deux. On prend à droite? C’est où la droite déjà?

Et je bois tes paroles. Tes paroles d’enfant candide qui ne voit que la beauté du monde qui l’entoure. Elles réchauffent mon coeur meurtri et mon âme en peine.

Moi aussi je suis contente d’ête ici avec toi. Tu ne peux imaginer à quel point.

J'ai des choses à dire·Luttons!

Je suis une piètre blogueuse et j’aime ça!

On ne se refait pas, je suis une geek.

J’aime consulter des blogs divers et variés: des blogs de graphistes, de mamans, de cuisine, des blogs engagés, étrangers, des blogs de voyages. Or depuis quelques temps, il est très (trop) fréquent de tomber nez à nez avec des billets sponsorisés. Une telle vantera les mérites de l’aspirateur Aspiro qui aspire mieux que le tien; une autre te fera un topo sur la croisière qu’elle s’est vu offrir par Jeparsgratos et forcément, elle a trouvé ça merveilleux. D’autres se verront uniquement cuisiner avec la sauce tomate Kellébonne. 

Je comprends que ceux et celles qui vivent de leur blog cherchent des sponsors et partenariats, mais là franchement, on en arrive à un point de non-retour. Les blogs les plus cotés et donc influents de la blogosphère sont devenus de véritables vitrines publicitaires: et vas-y que je te conseille la crème Machin parce que je touche un pourcentage et que j’ai reçu un gros colis aux frais de la princesse. Bizarrement je n’ai jamais lu un post qui critiquait ou déconseillait le produit en question. Que reste t-il donc de la liberté d’expression que peut offrir un blog? Rares sont les articles impartiaux et délestés de tout contenu publicitaire et  au final, on lit majoritairement des billets ventant les mérites de tel ou tel produit.

Alors oui, le nombre de visiteurs de mon blog se compte en dizaines et non en milliers par jour. Non je ne suis pas populaire et mon blog est une infime poussière dans l’immensité de la blogosphère mais si j’ai envie de dire que les brioches Mollasses sont bourrées de conservateurs ou que la crème Ravaltaface file des boutons et rend la peau grasse je le dis et comme je veux, de surcroît. A bon entendeur.

I♥Picardie·Luttons!

A quand la vache dans le jardin?

Cette année avec Monsieur S nous avons pris de bonnes résolutions quant à nos habitudes de consommation. Il y a quatre ans nous avons opté pour l’achat de paniers de légumes hebdomadaires via une AMAP. Nous en sommes satisfaits de manière générale et nous reconduisons notre adhésion chaque année. En fait, nous avons à cœur de passer le moins possible par les supermarchés, même si pour certains produits c’est assez incontournable.

Bon, ne soyons pas idéalistes, l’achat de paniers de légumes a des avantages non négligeables (prix, contact avec le producteur, agriculture raisonnée) mais aussi quelques petites contraintes. Vu que l’on s’approvisionne uniquement en légumes de saison, il est vrai qu’en hiver on tire un peu la tronche à la vue des navets ou choux. C’est le jeu et on a décidé d’y jouer. En contre partie, je n’aurais jamais eu l’idée d’acheter des courges spaghettis, pâtissons ou rutabagas si je ne les avais pas eus d’office dans mon panier hebdomadaire. Cela nous a permis de découvrir une multitude de variétés de légumes et diverses manières de les cuisiner aussi.

En parallèle, on achète la viande de bœuf et de veau chez le producteur. C’est un des avantages de la campagne: les bêtes, c’est pas ce qui manque ici. Pour vous donner un ordre de prix, nous achetons le kilo de bœuf à 13€ mais la livraison est de 10kg minimum. Alors oui, il faut un gros congèl’, mais ça vaut le coup! Après, je prie pour que le bœuf ne soit pas nourri aux OGM…

Tout ça pour en venir au fait que (oui c’est long) la nouveauté de l’année réside dans l’acquisition de deux poules, histoire de faire un peu de boucan dans notre bled paumé. Les voisins vont nous remercier, j’en suis sûre. Monsieur S s’est attelé à la fabrication d’un poulailler made in récup’ (à base de palettes) pour accueillir nos deux charmantes poules baptisées Cocotte (c’est original) et Minute (sur une idée de Doudou…). Alors j’espère qu’elles vont turbiner de la ponte parce qu’avec les gâteaux que je fais à la semaine, va pas falloir chômer. Mais encore faudrait-il qu’elle trouvent le poulailler: depuis que Monsieur S les a mises dans l’enclos, elles sont toujours derrière le grillage.

Pour conclure (enfin), j’insiste sur le fait que ce billet n’a aucune intention moralisatrice. C’est juste pour souligner que si vous en avez assez de ne pas savoir ce que vous mangez, il existe certainement des alternatives autour de vous: AMAP, producteurs locaux. Bon, j’avoue que si vous vivez en appartement, les poules, ça fait désordre.

Evidemment, vivre à la campagne facilite ce genre d’initiatives qui vise une consommation responsable. Nous avons fait ce choix-là mais chacun fait comme il veut!