Vive le sport!

Un goût de bonheur.

Un après-midi ensoleillé.

Quatre Nains du même village.

Un terrain de foot.

Un ballon.

Des rires.

Des courses effrénées.

Des boulets de canon tirés.

Des jongles effectués.

Des joues rougies.

Des yeux espiègles.

Un morceau de pain et de chocolat partagé.

Simplement.

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Vive le sport!

J’ai testé le yoga.

J’arrive dans une petite salle zen et la prof m’accueille de son joli sourire et de ses yeux rieurs. Nous sommes une dizaine de yoginis, assis sur nos tapis respectifs, attendant le début de la séance en musique thaï ou indienne…bref, le même CD que celui que met ton esthéticienne pendant un massage aux pierres chaudes, tu vois?

La séance commence avec un « On va prendre contact avec notre corps. »

Autant dire que moi je prends contact avec un ensemble d’os et de muscles qui essaient de me porter tant bien que mal depuis quelques temps. La course à pied a fait de moi un être plus musclé qu’avant, certes, mais raide comme un piquet. Je suis tellement tendue (mon état de base) qu’il m’est quasi impossible de me relâcher. Bref, ça transpire sévère sous le débardeur.

Et puis j’entends: « On va débuter les salutations au soleil… » Heureusement que Monsieur S n’est pas là car il m’aurait dit « On est chez Raël ou quoi? Tu prends ton manteau, on s’en va! » . Cliché quand tu nous tiens…

On a mis les mains en namasté et on a pratiqué les salutations au soleil. Pas si facile que ça. Puis on a enchaîné avec des postures, chacun à son rythme et en fonction de ses capacités. Je suis rouillée, c’est terrible.

Au terme d’une heure d’étirements s’achevant par un relâchement total (shavasana= la posture du cadavre), je réussis enfin à me sentir bien et apaisée, ce qui relève du miracle, soyons clairs.

Même si le chemin est long, après quelques séances de pratique du hatha-yoga et de yin-yoga je commence à ressentir certains bienfaits:

  • je prends conscience que je respire (ce qui n’est pas forcément évident) et très mal, surtout quand je suis stressée. Je suis quasi en apnée.
  • je parviens à m’endormir plus rapidement: j’arrive à me DETENDRE (!) en relâchant mes muscles un par un.
  • je me sens moins contractée au niveau du torse et surtout des épaules.
  • je suis comme sur un nuage après chaque séance.

Alors évidemment, le yoga, c’est un état d’esprit: on ne « consomme » pas sa séance en enchaînant des postures. On pratique pour soi, pour son bien être et se remettre en connexion avec son corps. A mon sens, cela doit partir d’une démarche personnelle, d’un état d’esprit. 

Le point négatif : le prix de la séance  ou de l’abonnement annuel est très élevé dans la ville où nous vivons. Tout dépend de ce qui est proposé autour de chez soi !

Yoga

 

Vive le sport!

Chaussette.

trail

Sur la ligne de départ j’oscille entre l’impatience et la peur. Trente-deux kilomètres avec huit cents mètres de dénivelé, il va falloir tenir bon. Départ sifflé, me voilà parmi le cortège multicolore s’apprêtant à arpenter les coteaux des vignes champenoises. C’est l’effervescence: ça parle, ça respire fort, ça râle, ça plaisante, ça se motive. Le paysage est fabuleux, l’odeur des bois m’envahit soudain et le soleil vient tendrement chauffer ma peau. Ces dix premiers kilomètres passent comme une balade aux champignons.  Le cortège se sépare enfin et je prends la direction tant redoutée.Vingt-deux, il t’en reste encore vingt-deux. Seule, toi contre toi. Tu as cette chanson dans la tête depuis hier et ta foulée suit son rythme. Ta chaussure droite s’enfonce dans la boue, tu entends le pas du coureur derrière toi. Le soleil perce à travers les arbres, tu t’agrippes à un tronc d’arbre recouvert de mousse fraîche, la chanson résonne encore dans ta tête. Tu souris à la vue du petit étang dans la clairière et la respiration de la coureuse devant toi devient plus audible, tu fixes sa chaussette droite et tu ne la lâches pas. Tu trébuches sur une racine. Chaussette. Ça grimpe fort. Chaussette. Ton pied roule sous des morceaux de bois, la chanson, la chaussette. Ta montre bipe mais tu ne la regardes pas. On verra plus tard. La chaussette de devant a un coup de mou, tu passes devant et te raccroches à un trio fluo. Paysage enchanteur, tu laisses ton esprit libre courir entre la chanson et la chaussette de devant. Tu vois le visage de tes Nains et la petite cabane rouge suédoise en toile de fond. Chaussette. Tu vois le visage de ta copine qui prépare son concours, celle qui mute et celle qui parle de tout tout le temps. Le ravito, 19km. Chaussette. Tu vois Monsieur S. Chaussette. Tu vois ta grand-mère dans sa robe en éponge rose. Chaussette. Ta cheville se tord sur une pierre. La montre bipe, toujours la chanson, foulée mécanique. Tu changes de chaussette. Tu glisses dans la boue, il fait doux, tu passes sous un tronc d’arbre tombé. Ça grimpe sec, tes Nains, la chanson, chaussette. Ton copain l’adducteur commence à donner des signes de son existence. Les Pyrénées et le Canigou, la chanson en boucle. Chaussette. Tu manques de perdre ta chaussure dans la boue. Mais regarde où tu poses tes pieds, bon sang. L’odeur de la forêt. Tu jettes enfin un œil à la montre: vingt-six kilomètres. Allez ma belle, tu as fait le plus dur, il ne t’en reste plus que six. Six tout petits. Six insignifiants.Tu descends le sentier boisé avec plaisir, petite brise et toujours la chanson. Chaussette bleue boueuse. Ton orteil se rappelle à ton bon souvenir. Pourquoi tu fais ça? Tapis de feuilles et aiguilles de sapins, chaussette orange. Ta cheville se tord, tu t’impatientes, tu pestes. Les vignes. Les vignes sous le soleil de mars et le clocher du village au loin. Les lames montent. Des gens encouragent les coureurs, ça réchauffe ton cœur gros. Et ce clocher qui ne se rapproche pas. Chaussette. Ça grimpe si sec, si fort. Chaussette. Chaussette. Chaussette rose. Bravo Madame, plus que deux kilomètres et c’est fini. Deux ma poule, deux. Deux comme deux doigts dans le nez. Deux comme De la gnognotte. L’adducteur tire, la cuisse se raidit, la chanson, la chaussette. Tu entends la voix de Monsieur S, tu vois le sourire de ton Nain, tu touches la main de l’autre. Putain ça y est. Chaussette. L’adducteur chante, la cuisse se bétonne, le mollet tiraille et l’orteil doit être mort mais peu importe. La chanson. Chaussette. Les encouragements des copains, la respiration qui s’accélère, les larmes qui montent et le cœur ragaillardi. Le micro du speaker, les frissons…

Plus de chaussette.

 

J'ai des choses à dire·Vive le sport!

La tribu au ski s’organise # le budget

vacances-ski1

Depuis trois ans nous partons en tribu au ski. Six adultes et sept Nains de trois à dix ans, ça remue fort…et souvent ce sont ceux que l’on attend le moins qui bougent le plus: les adultes. C’est la semaine des retrouvailles avec les copains qui sont loin, la semaine de craquage intense, de lâcher-prise, de folie douce et moins douce, la semaine du n’importe quoi parfois. On ne raterait ce rendez-vous annuel pour rien au monde et je vendrais mes escarpins Louboutin Brooks Cascadia pour ne pas le manquer.

On commence à être rodé d’un point de vue organisationnel et logistique même si quelques petites failles demeurent.

Il faut bien l’avouer, le point ultra noir des vacances au ski en famille, c’est le BUDGET: ça coûte tout simplement une blinde. Alors si tu ne veux pas vendre ta baraque au mois de mars pour éponger ton déficit, voici quelques choix que nous avons opérés et qui pourront peut-être t’aider:

  • Préférer une location (un chalet-gîte pour notre tribu) un peu éloignée des stations. Évidemment, ça oblige à prendre la voiture pour se rendre sur les pistes mais ça a le gros avantage d’avoir un coût moindre.
  • Opter pour une station familiale et qui propose un domaine skiable adapté aux Nains: pas la peine d’avoir trente pistes noires si ton Nain passe son flocon… En général, les forfaits y sont moins chers. Nous payons 20€ le forfait journée par adulte grâce à un principe de co-voiturage.
  • Réserver les cours ESF ou ESI quelques mois à l’avance, histoire d’échelonner les dépenses. Mieux: se faire offrir les cours ESF en guise de cadeaux de Noël!
  • Chercher sur les sites de ventes privées des promotions sur les locations de matériel de ski. Il y en a dès le mois de novembre en général et pour une famille de 4 personnes, on peut gagner environ 200 euros sur le prix de location initial.
  • Se faire prêter les vêtements et accessoires pour les Nains: eh oui, ils grandissent! Hors de question d’acheter une veste, une combinaison, des boots chaque année, alors on demande aux copains ou on achète sur Le boncoin ou à Lidl. Je recommande vivement leurs vêtements de ski car le rapport qualité-prix est imbattable!
  • Pendant le séjour, utiliser l’application Les bons comptes qui répertorie toutes les dépenses de chaque membre de la tribu: les courses, le pain, la bière aux pieds des pistes, le boucher local qu’il est bon ou encore la visite de le coopérative fromagère. A la fin du séjour, chacun sait le montant qu’il doit à l’autre et ça évite les prises de têtes ou de becs, c’est topissime! Si ça t’intéresse, consulte l’article Les bons comptes font les bons amis.
  • Faire les courses des produits secs et yaourts (conservés dans une glacière) avant le départ, si le coffre de ta voiture le permet. Souvent on ne trouve que des petites supérettes ou épiceries en station et les prix y sont indécents. Ne recourir aux épiceries locales qu’en cas d’extrême urgence (manque de bière) et acheter charcuteries, viandes et fromages chez les professionnels locaux.
  • Se faire une petite cagnotte « ski » tout au long de l’année qui permettra les extras qui font du bien ou les impondérables:

-le resto de fin de séjour avec les copains,

-les petits souvenirs pour les Nains qui finissent à la poubelle parce que ils sont moches ou cassés avant d’arriver à la maison,

-l’achat des charcuteries-pâtes-fromages locaux, même si tu les trouves aussi dans ton Carrefour habituel,

-l’achat de chaînes en urgence parce que tu as pété les tiennes dans une côte,

– le thé vert en station qui équivaut au prix d’un séjour à Bali all inclusive en haute saison,

– l’inévitable visite de la pharmacie locale,

-l’incontournable magasin Intersport où tu achèteras le masque que tu as oublié ou laissé tomber du télésiège. Crois-moi sur parole.

 

 

 

 

I♥Picardie·Vive le sport!

J’ai testé le trail.

Quand tu t’inscris à un trail, tu te dis que ça va être sympa de courir dans les bois, d’être immergée dans la nature, entendre les oiseaux et le craquement des feuilles sous tes pieds.

Au départ de la course, tu te demandes à quel moment tu t’es dit que ça allait être sympa de courir par -10 degrés en plein mois de janvier, à 9h du matin.

A quel moment as-tu pensé que les 24 km de sentiers gelés de ta contrée prévalaient sur ton lit bien chaud ?

Et puis en plus y’a même pas d’oiseaux dans la forêt; sont pas fous, eux, ils doivent nous regarder et bien se fendre la poire depuis leur nid douillet: « Regarde-moi ces nases, y’a pas meilleur moment pour mourir congelé! »

Finalement, tu te réchauffes au bout de dix kilomètres. Le ravito arrive à point nommé sauf que… le Coca a dû rester toute la nuit dehors et il est aussi gelé que l’eau de ton camelback que tu ne peux plus boire à cause des petits glaçons qui obstruent l’embout. Soit.

Toujours pas d’oiseaux mais la forêt est belle sous le soleil givré. Tiens, à cette heure-ci, les gens normaux se lèvent et prennent leur petit déj. Toi, il te reste encore huit kilomètres à courir. Tu n’y arriveras pas, c’est sûr: le sol est trop dur, les côtes trop pentues, les descentes trop gelées. Tu n’y arriveras pas. T’as qu’à feindre un malaise ou une cheville foulée et comme ça tu rentres dare-dare te mettre au chaud. Oui mais la queue entre les jambes, le déshonneur suprême, le bannissement du club d’athlé. T’es quand même pas une chochotte! Allez, regarde le paysage, même sans les oiseaux, ça va passer.

C’était dur, c’était long, c’était glacial mais bizarrement, c’était bien. Va comprendre.

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