France·J'ai des choses à dire

Une journée au Futuroscope # J’ai testé

Les Nains sont assez grands pour arpenter les parcs d’attraction et Monsieur S. et moi sommes assez enfants pour aimer ça.

Direction le Futuroscope sous le soleil poitevin.

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On attaque la découverte de la bête par une attraction très prisée des Nains: Arthur et les Minimoys en 4D.

https://www.futuroscope.com/uploads/images/common/fb_like_images/145d68aab5526151838f2887d3f6ba8f8defb3db.jpgGénial: que 30 minutes d’attente, ça va le faire. On se met dans la queue et …on patiente. On patiente plus que prévu car un gars vient nous avertir de sa douce voix que l’attraction a des petits soucis et doit être relancée. Ok, on est cool, on est en vacances, on patiente. On rentre dans des décors vraiment sympas: coquelicots géants, troncs d’arbres, araignées énormes au plafond. Bref, on est des Minimoys.

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Le gars qui a conçu la salle d’attente doit avoir des Nains: écrans géants qui projettent des scènes de making-off du film de Luc Besson et qui clouent le bec aux Nains impatients. Le gars a tout compris, tout le monde est scotché aux écrans, rien ne bouge. Bon, sauf que l’attraction est tombée en panne à nouveau juste avant que l’on rentre dans la salle de projection. Le responsable de l’attraction, Hervé, se confond en excuse et nous annonce qu’il va falloir attendre encore un peu. Cinq minutes. Mais toi aussi tu les connais, les cinq minutes d’Hervé, hein. Cinq minutes chez les Minimoys égalent trente dans la file d’attente. Ma vessie commence à m’interpeler. Ça va tenir, ça DOIT tenir. Ça y est, l’attraction est remise en route et nous rentrons dans la salle de projection. On prend place sur les sièges, Hervé nous explique les huit cents consignes avant le démarrage. Ma vessie me relance vivement. Allez, cinq minutes. L’attraction dure cinq minutes. Ok c’est parti. Ah non, il y a un problème technique, comme dirait Hervé. Putain de bordel that’s not possible because my vessie is crying so so much. J’ai la larme à l’œil et deux options s’offrent à moi: 1h20 d’attente pour arriver si près du but et ne pas faire cette foutue attraction parce que ma vessie va exploser d’une seconde à l’autre ou 1h20 d’attente pour faire l’attraction douloureusement, inonder le siège et mon pantalon pour sortir mortifiée du bouzingue.

Éjection du siège à 10 secondes du démarrage. Oui messieurs dames.

Ça c’était notre première attraction. Les Nains ont adoré.

Pour éviter d’autres désagréments relatifs à l’attente, on a téléchargé l’application du Futuroscope qui t’informe en temps réel des minutes d’attente ou de l’heure de projection de certaines attractions. Du coup, on s’est rendu illico à la projection du film La loi du plus fort.

Les Nains ont apprécié la projection, hyper réaliste, mais il faut avouer que l’on est moins impressionné par la technologie utilisée qu’il y a quelques années, les films 3D étant courants aujourd’hui.

Par la suite, on a bien essayé de faire les attractions les plus populaires comme l’extraordinaire voyage (survol du monde suspendu) ou encore La machine à voyager dans le temps des Lapins crétins mais la super appli du site nous informait des 88 minutes à poireauter obligatoirement. On a passé notre tour, tant pis.

On a opté pour les attractions moins « à sensation » comme L’explorarium, film sur les fonds marins et Le monde de l’invisible, que je recommande car vraiment très réussi et intéressant. De même que Chocs cosmiques, film projeté dans un immense planétarium et qui a émerveillé nos Nains. On a aussi chevauché les scooters des mers du 8è Continent et tiré sur les déchets (à la manière de Buzz l’éclair à Disneyland Paris) puis découvert le département de la Vienne à travers La Vienne dynamique. Si t’as mal au dos ou la gerbouline en transport, tu évites. Ou alors tu prévois ta dose de Cocculine avant. Ou le sac plastique pendant, à toi de voir.

Pour résumer…

Ce qu’on a le plus apprécié dans le parc:

  • la tranquillité qu’il y règne, on ne se sent pas bousculé, on peut prendre son temps.
  • les grands espaces verts ombragés pour pique-niquer, avec leurs énormes coussins sur lesquels se vautrer.
  • le grand nombre de toilettes et leur propreté
  • l’achat de repas ou d’une glace ne nécessite aucun emprunt sur 10 ans.
  • l’application du site permettant d’organiser rapidement sa visite
  • les salles d’attente des attractions avec des petites projections ou animations.
  • Les splendides sculptures de Jean-LouisToutain qui ornent le parc.

 

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Ce qu’on a le moins apprécié:

  • les bugs à répétition de Arthur, l’Aventure 4D
  • le prix rédhibitoire des articles dans les boutiques
  • l’inaccessibilité de certaines attractions: 1h30 d’attente pour les plus populaires, c’est vraiment trop par rapport à la taille du site.
  • les restrictions de taille pour certaines attractions: si t’es nain (-1,2m), t’as pas de bol. Et si t’es grand (+ de 1,95m)… t’as pas de bol non plus.

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Le parc vaut vraiment le détour, il est à échelle humaine et on peut faire un grand nombre d’attractions avec des Nains en une seule journée. Mais à mon sens, avec des ados avides de sensations fortes, mieux vaut se ruer vers les attractions « phares » et faire les 1h30 de queue requises pour atteindre le Saint Graal au risque de les voir déçus.

France·La vie à 4

Une journée à Disneyland # j’ai testé

disneyland-enfantsCette année nous avons demandé au Père Noël de nous offrir des entrées à Disneyland. Nous n’habitons pas très loin du site, donc il est assez aisé de s’y rendre en dehors des périodes de forte affluence. Encore faut-il que la météo soit assez clémente… bref.

Nous voilà donc partis pour une journée complète chez Mickey et nous arrivons juste pour l’ouverture du parc (10h). On avait oublié, Monsieur S. et moi-même, que le parking coûte la modique somme de 20€…Allez, c’est la journée des Nains, on ne va pas commencer à faire grise mine alors qu’on n’a même pas passé les tourniquets de l’entrée.

Une fois la papamobile garée, on arrive enfin aux tourniquets. Bon, entre temps, les Nains découvrent les tapis roulants…

Aux fameux tourniquets, les Nains présentent fièrement leurs laisser-passer qui, en fait, ne les laissent pas passer. Non, ça serait trop simple. Bien sûr, leurs billets sont périmés depuis un mois et bien sûr on est pété d’oseille et on va aller se délester illico de 134€. On  pense à rebrousser chemin et reprendre la papamobile, mais on se dit que les Nains sont bien trop jeunes pour subir un tel traumatisme. Du coup, on leur dit que cet hiver on n’ira pas skier vu qu’on vient de craquer l’argent de leurs forfaits. La vie est dure, il ne faut pas le leur cacher, même chez Disney.

Il est 10h30 et on rentre enfin dans le parc et les Nains sont comme tous les Nains à Disneyland: émerveillés (et surexcités, sinon c’est pas drôle). Numéro Bis débite huit cents mots à la minute et Doudou est comme à l’accoutumée: expressif (« C’est trop cool. »)

On commence par arpenter Adventureland et débutent les festivités avec l’attraction Pirates des Caraïbes. Les Nains sont comme des dingues, ils restent médusés devant les pirates et les décors. Génial.

Mais.

Et c’est la minute coup de gueule.

Se fendre de 62€ par Nain et s’apercevoir que les plus grosses attractions sont fermées, ça a le don de ma chatouiller une peu! Pas de Cabane de Robinson ni de Plage des pirates! Pas d’Indiana Jones ni de train de la mine! Pas de Peter Pan ni de Star Tour ni de Space Mountain! Mickey, là, tu nous vends pas du rêve!

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Du coup, on se rabat sur toutes les autres attractions, TOUTES. Dans notre malchance, on a …de la chance: peu d’attente en général (entre 5 et 30 minutes au maximum). Les Nains veulent même retourner au monde des poupées « It’s a small world » (je vous chante la chanson ou pas?).

Après notre pique-nique clandestin sur des bancs (oui, nous transgressons la loi de Mickey: tu ne manges pas à l’intérieur du parc de la nourriture achetée à Carrefour ou Lidl. Tu manges de la nourriture Mickey: beaucoup plus chère et pas forcément meilleure), nous croisons quelques personnages : Doudou checke avec Jaffar, Blanche-Neige envoie un baiser à Numéro Bis, Cendrillon nous snobe, Tic et Tac font les cakes et une princesse en robe verte aux cheveux roux nous salue. On ne sait toujours pas qui sait: chez nous, les princesses… On reconnaît quand même la Reine des Neiges, celle-là, c’est facile.

Puis Numéro Bis nous interpelle: « Regardez! un autre personnage! » Ce à quoi nous répondons que non, c’est juste une dame qui vient d’Inde et qui porte un habit traditionnel. Voilà.

On s’en donne à cœur joie dans le train de Dumbo, on fait les fous chez Buzz l’éclair et on rit comme des baleines dans les carrousels. On s’égare dans le labyrinthe d’Alice et évidemment Numéro Bis a une « Panic attack » dans la maison hantée. On réussit à peine à passer le sas d’entrée dans l’obscurité: il est déjà transi de peur. On demande à sortir et la nénette crie à ses collègues « PANIC ATTACK! ». On sort avec Meggie par les coulisses, on croise Pat’ du staff technique et Fred de la sécu nous dit au revoir. Numéro Bis voit enfin la lumière du jour et cesse sa fucking panic attack. Moi j’ai pas fait la maison hantée.

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Vers 17h, la vie de parc commence à se dégrader: des Nains qui pleurent, des Nains qui hurlent, des Nains hagards. Des parents qui crient, des parents qui s’énervent, des parents hagards. Mais heureusement la Parade démarre et vient remotiver tout ce petit monde: sous les hauts-parleurs hurlant, Numéro Bis fait coucou à Dingo tandis que Doudou mange son sandwich sur les cheveux de son père. Comprendra qui voudra.

On s’émerveille une dernière fois devant le château de la Belle au Bois dormant et on quitte les lieux. Le but du jeu maintenant, c’est de retrouver la voiture.

On est au D6?

Non, au B16.

Ah bon. T’es sûr?

France·Voyages

Virée dans les Pyrénées Orientales.

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« Ah! vous venez des Pyrénées Orientales?! Je connais bien, je vais chaque été à Saint-Cyprien plage. »

Sauf que si tu passes tous tes étés depuis vingt ans dans le même camping à deux pas de la mer, tu ne connais pas les PO. Moi j’y suis née, j’y ai grandi, j’en suis partie et je les découvre à chaque fois que j’y retourne.

Connaître les Pyrénées Orientales à travers le camping de l’Europe d’Argelès au mois d’août c’est comme manger un tournedos Rossini constitué d’un steak de soja surmonté d’une tranche de pâté de foie de volaille. Il y a une multitude de choses simples à y faire avec les enfants, surtout hors saison touristique. On peut profiter d’un climat doux et il y a peu de monde dans les sites les plus réputés comme Collioure.

Collioure et le moulin à huile, à faire absolument…sauf en été!

Miracle, on peut se garer dans le petit mais néanmoins splendide village de Collioure. Il y a toutefois pas mal de touristes, mais rien de comparable à la surpopulation estivale. On en profite, on peut flâner dans les ruelles piétonnes sans marcher sur des talons hollandais ou anglais. On s’offre même le luxe de s’acheter une glace sans faire la queue! On est des fous.

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On longe la promenade, on s’arrête faire un peu de balançoire devant la mer puis on se met en route vers le moulin à huile.

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J’adore cette photo.

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On monte des escaliers entre les oliviers pour arriver au moulin qui nous offre un panorama assez époustouflant.

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On termine cette jolie ballade en longeant les murailles de la forteresse. La boucle est bouclée!

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Tautavel, à la découverte de la Préhistoire.

L’avantage dans les Pyrénées Orientales, c’est qu’il fait souvent très beau. L’inconvénient, c’est qu’il y a toujours du vent. Très fort, le vent. Et c’est franchement pénible. Tu peux toujours aller te promener à la plage, mais quand tes Nains hurleront au bout de deux minutes parce que…

a) ils ont du sable dans les yeux.

b) ils ont du sable dans les oreilles.

c) ils ont les chaussures remplies de sable alors qu’ils ne pas encore allés sur la plage

d) le ballon est déjà au loin dans l’eau

…tu rebrousseras chemin.

La solution: s’enfoncer dans les terres les jours de fort vent. Ou rester chez soi.

Alors on a pris la route vers Tautavel, un coin des Corbières qu’on aime beaucoup.

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C’est un endroit connu car on a découvert dans une grotte qui surplombe le village les ossements d’un des premiers hommes. La grotte n’est pas accessible au public car il y a encore des fouilles archéologiques. On s’est donc contenté de visiter le musée de la Préhistoire. Le prix est abordable (8€ par adulte, 7€ si on réserve au préalable en ligne sur le site du musée/ gratuit pour les Nains).

On a effectué la visite avec les audioguides, que l’on a abandonnés au bout de …cinq minutes: explications beaucoup trop longues et compliquées pour les Nains. Le début de l’exposition est plutôt vieillotte et mériterait une mise à jour 2.0: trop de pancartes avec diagrammes, chiffres et cartes imbuvables. Bof.

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La suite de la visite est beaucoup plus adaptée aux enfants avec:

  • la reconstitution de la grotte (avec animation) où les ossements humains ont été trouvés.

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  • 4 tableaux animés de la vie quotidienne et de la vie animale.

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  • les vitrines d’ossements d’animaux et d’outils préhistoriques découverts dans la zone.

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Au final, les Nains ont apprécié le musée et ont passé beaucoup de temps à observer les ossements d’animaux. Ils ont préféré: « la grotte », « le squelette de l’homme préhistorique », « la mâchoire de panthère » et « les bifaces ».

On sort du musée, il fait un soleil radieux. On monte à la table d’observation qui se trouve à une centaine de mètres du musée. On pourrait tirer jusqu’aux ruines du château mais vu l’enthousiasme des Nains, on décide de flâner dans le vieux village.

Petite randonnée dans les Aspres, prévois des biscuits!

Cette petite randonnée de 10km n’a pas un fort dénivelé. Nos Nains de 5 et 6 ans l’ont faite sans trop rechigner, sauf vers 11h30, heure à laquelle ils auraient mangé les cailloux et les boules de thym qui les entouraient.

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On part de Sainte Colombe de la Commanderie vers 10h, un joli petit village des Aspres.

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On attaque l’ascension d’une colline par un sentier bordé de pins et qui sent bon le thym. Ensuite, la végétation se fait plus rare et le chemin caillouteux.

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On évite absolument cette promenade en été: pas d’ombre, le sentier est blanc et éblouissant, mort assurée au bout d’une demi-heure.

On a une vue splendide sur le massif du Canigou encore enneigé d’un côté et la plaine du Roussillon de l’autre.

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Au bout d’une heure et demie de marche tranquille (observation de fourmilières, de fleurs, dépôts de cailloux sur les cairns, prises de photos toutes les trois minutes, chutes intempestives du Nain, respiration de mottes de thym et bourrage de biscuits de secours) on arrive sur un petit plateau qui surplombe le magnifique village de Castelnou.

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On sort le pique-nique tant attendu et on se repaît en silence (tout aussi attendu) devant le spectacle qui s’offre à nous.

Une fois les ogres repus, on attaque la descente dans une végétation plus dense qu’à l’aller.

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Les Nains se sont refait la cerise: ils sautent comme des cabris, sifflent, chantonnent et cherchent des bifaces. Une paix royale.

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L’arrivée à Sainte Colombe de la Commanderie approche, on a quand même droit à un « J’ai mal aux pieds, ils sont tout gonflés » de Numéros Bis. C’est de bonne guerre. Doudou, lui, ne s’est pas plaint une fois mais nous a avoué à l’arrivée: « C’était bien mais je suis cramé! » Super, ils vont s’effondrer dans la voiture.

Non, même pas.

Merci à Monsieur S. et à JMV pour les photos ♥

 

 

 

 

 

 

France·Voyages

Escapade normande avec les enfants.

Trois jours devant nous et une envie irrépressible de mettre encore les voiles. Direction la Normandie et plus précisément le Cotentin.

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JOUR 1:

On n’a qu’une idée en tête (surtout moi), c’est d’aller prendre des grosses rafales d’air marin. Le temps est maussade, on est emmitouflé dans nos doudounes de ski, les Nains n’ont pas chaussé leurs bottes puisqu’on les a oubliées et on part à la découverte de la plage de Sciotot, sur la côte ouest (sans Garry Ewing).

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Le vent est glacial et on prend notre dose annuelle d’iode en cinq secondes. L’initiation au char à voile se fera sans moi, il fait beaucoup trop froid.

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On rentre se dégeler du côté de Surtainville à la Maison du biscuit, une biscuiterie artisanale dans laquelle on retrouve les produits locaux incontournables mais aussi les produits artisanaux de chaque région (Violettes de Toulouse, Calisson d’Aix, Fuet catalan, etc).  On y achèterait tout…mais on se contente de caramels au beurre salé d’Isigny et de biscuits faits maison.

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JOUR 2:

Cherbourg-Octeville n’attendait que nous!  C’est jour de marché sur la place du théâtre et le centre-ville piéton est plutôt agréable à sillonner avec les enfants.

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On flâne dans la petite ville puis on emprunte la route des Caps en voiture pour se laisser émerveiller par le paysage.

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La côte de Gréville, immortalisée par le peintre Millet.

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Port Racine, photo Google

Les Nains sont affamés, on leur distribue des Prince avec un grand sourire (voir Comment voyager en voiture avec des enfants) et après une brève escale pour déjeuner, on repart profiter du soleil qui dore les dunes et la mer du côté de Surtainville.

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JOUR 3: 

Toutes les bonnes choses ont une fin mais nous souhaitons profiter quand même du chemin du retour pour visiter quelques sites du Débarquement. Une petite halte s’impose à Sainte-mère l’église, rendue « célèbre » pour le parachutiste américain échoué sur le clocher de l’église.

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Réaction de Numéros Bis:

« Il a dû avoir faim là-haut… »

 

 

 

 

On termine notre périple par le cimetière américain de Colleville-sur-mer qui surplombe Omaha Beach. Avant d’entrer dans les lieux, on briefe les Nains: on ne court pas, on ne crie pas, on ne mange pas. Message bien reçu: Doudou entre dans le cimetière en imitant les détonations d’une mitraillette.

C’est impressionnant de beauté, de silence (presque), d’émotion.

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Réaction de Numéro Bis:

« On va faire un géocaching? »

 

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Pour couronner le tout et à la grande joie de Nains, on passe sur le pont de Tancarville puis sur le pont de Normandie et on les entend faire des « Wahou! » et des « Il est trop super gros! ».

Photos Google

France·Voyages

Vacances au bord de l’océan # Charente-maritime

Mais c’est où, la Charente-maritime?

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Nous avons l’habitude de séjourner à Ronce-les-bains en été, près de Marennes et cette année nous y avons passé dix jours avec les Nains. Si vous êtes dans le coin, voici quelques idées de balades et activités qui n’obligent pas à mettre la main au porte-monnaie. En effet, la zone est très touristique et la moindre attraction culturelle ou sportive coûte un bras. Et une jambe.

Évidemment, il y a des sites incontournables comme le zoo de la Palmyre ou encore l’île de Ré (qui, à mon sens, ne mérite pas tout le pataquès qu’on en fait) que je vous conseille de visiter hors-saison pour éviter la surpopulation.

  • On est pas au bord de l’océan pour manger de la barbaque!

On part pêcher la palourde à pied à La Palmyre: on marche un petit moment sur le sable encore mouillé, on croise des crabes et des minis poissons dans les petits rus et les flaques laissés par l’océan.

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Les Nains gratouillent le sable sous la brise marine et le soleil.
Les premières palourdes sortent de la vase et du sable sous nos coups de grattoirs experts et les Nains sautent de joie de voir se remplir la nasse.

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Numéro Bis court comme un dératé afin d’éviter les crabes dont il craint les pinces et Doudou creuse indéfiniment, à la recherche de coquillages.
La partie de pêche s’achève après deux bonnes heures de gratouille. La nasse est pleine, les Nains sentent l’iode et nous la vase. Le chemin du retour se fait à fond la caisse pour Numéro Bis, terrifié par les crabes. En rentrant, on laisse les palourdes dans de l’eau salée pendant deux jours afin qu’elles rejettent le sable qu’elles contiennent.

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Puis on s’occupe d’elles soigneusement: on les fait ouvrir dans une cocote puis on les fait revenir avec du chorizo et de la tomate. Une tuerie.

  • Une journée low-coast.

On part à Mornac-sur-Seudre. On aurait pu y aller par le Train des Mouettes, une locomotive à vapeur, si les tarifs n’étaient pas rédhibitoires (13€ par adulte / 6,50€ par enfant). Tant pis ! Il est encore tôt, on peut donc se stationner facilement et gratuitement. Les Nains courent dans les ruelles jalonnées de boutiques d’artisans et de petits restaurants. On s’arrête devant les roses trémières, on vérifie qu’elles ne piquent pas puis on se rend jusqu’au petit port.

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C’est mignon, il reste un vieux phare porte-manteaux et les petites baraques restaurées de pêcheurs ont gardé tout leur charme.

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Commence alors pour nous notre partie de géocaching pour rendre la promenade plus attrayante pour les Nains. On longe la Seudre, ce qui nous permet d’observer les habitants des marais : hérons, aigrettes et autres palmipèdes que je ne saurais nommer.

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Deux heures que l’on vadrouille, les Nains sont en boucle « J’ai faim-j’en ai marre de marcher-c’est quand que… ». On est pas suicidaire, on capitule et rentre au bercail rassasier les loups.

Les Nains ont encore de l’énergie. Qu’à cela ne tienne, l’océan aura raison d’eux ! Direction la plage de l’Embellie pour un pique-nique face à l’île d’Oléron. Châteaux de sable à gogo, projections de sable sur les voisins de serviettes, cris à cinquante mètres « Y’a une méduuuuuuuse ! ».

On est dans la place.

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  • Un peu de culture, bon sang !
    Départ pour la citadelle de Brouage, une cité qui a connu un fort essor économique durant le 17è siècle grâce au commerce du sel.

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Bon, de la culture, oui, mais avec les Nains de 4 et 6 ans c’est un peu compliqué. On démarre alors une partie de géocaching au sein de la citadelle, ce qui rend la promenade plus attrayante pour eux. On rentre dans les tours, dans la glacière où s’entassaient 20 mètres de glace à l’époque, on regarde dans les canons au cas où il resterait un boulet.

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Doudou est fier comme Artaban car il a trouvé toutes les géo-caches. Quant à Numéro Bis, il salue tous les estivants que nous croisons. Et ils sont peu nombreux en haute saison…

Je m’octroie une pause dans un café-brocante et fais impasse sur la spécialité locale…

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  • Fais ton touriste de base !

Monsieur S. et moi détestons les stations balnéaires bondées. Ça tombe bien, nous décidons d’aller du côté de Royan, histoire de prendre un bon bain de foule.
J’ai entendu parlé d’un petit village pittoresque « à voir ab-so-lu-ment » : Talmont sur Gironde, dans l’estuaire de la…Gironde.
Lorsque l’on approche du site, la vue est surprenante : l’église surplombe le fleuve qui se jette dans l’océan. C’est joli tout plein, pensai-je, on va en prendre plein les mirettes.

talmont-2Crédit photo: https://www.vivrefacile.com/talmont-sur-gironde-perle-de-lestuaire/

Je déchante vite quand on se rend compte que l’on est obligé de se garer dans un parking payant (lâche tes 2€, radin de touriste!). Soit, garons la papamobile à côté de trois cent cinquante autres papamobiles. Mais que font tous ces gens ici ? Pourquoi ne sont-ils pas à la plage en train de cuire ?
L’endroit est agréable, on admire les carrelets dans l’estuaire depuis le chemin de promenade. Il faudrait juste supprimer tous ces gens autour de nous et ça serait parfait.

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On rentre dans l’église Sainte-Radegonde que l’on admirait depuis la route puis on s’attaque au centre du village. Deuxième désillusion ! Des boutiques et snacks à foison, le village à touristes par excellence qui a perdu toute authenticité. On passe très rapidement dans les ruelles aux roses trémières, qui elles-mêmes sentent faux. Fuyons !

Les Nains ont chaud-faim-soif, nous aussi d’ailleurs. Nous prenons la route en direction de la plage de Suzac. Il est 18h, et après avoir emprunté un sentier sablonneux à pied, nous entendons le roulis de l’océan. Le bruit s’intensifie et on aperçoit enfin la plage entre falaises et pinède. Le ciel se voile mais quelques rayons de soleil percent à quelques endroits. Miraculeusement il y a très peu de monde, on a trouvé notre petit coin de paradis.

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Depuis la plage on peut observer le chemin qui longe les falaises de Saint-Georges de Didonne et que nous avons parcouru quelques jours auparavant. Une promenade entre bunkers de la 2è guerre mondiale, carrelets et chênaie.

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Les Nains sont en mode on saute-on s’ensable-on se trempe et nous…on fait nos touristes de base : chips & binouse. On n’a même pas honte. On est bien !

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Cette année, et non sans regret, on a dérogé à la tradition familiale qui veut que nous allions dévorer une éclade à la Tremblade. Tout fout le camp. Ce n’est que partie remise!DSC_0024

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