Slovaquie·Voyages

Slovaquie, Top 5 et making off.

Après quinze jours de vadrouille dans le pays, voici notre Top 5 (à savoir que nous n'avons pas exploré l'est du pays):

– la vieille ville de Bratislava et surtout l'église bleue



– le château de Spiss (voir Roadtrip slovaque)

-la ville de Banska Stiavnica (idem)

– les grottes de glace de Dobsinská (idem)

– La ville de Trnava


Ce qui nous a le plus surpris :

– le pays est en construction, en plein boom: travaux sur les routes, aménagements du territoire, explosion des lotissements.

-la multitude d'épiceries, les Potraviny, et des bars surtout dans les coins les plus paumés

– les couleurs parfois improbables des façades des maisons

-le prix des repas (entre 3 et 5€ si on choisit parmi le menu du jour)


– les clochers en forme de bulbe

Ce qui nous a le moins plu:

-les petites Carpates

– le château de Červeny Kamen

Nos rencontres fortuites:

-des épiciers charmants qui ne parlent pas un mot d'anglais mais qui sourient

-une française expatriée à Travna et ravie de l'être

-un caissier qui nous a regardés, éberlué, en apprenant qu'on était français.

– une jeune slovaque, ravie de faire la causette avec nous sur son pays.

Slovaquie, le making off

1)  Footing le long du Danube, les Nains nous devancent en vélo. Soudain, Doudou sort de la piste cyclable et dévale le haut fossé sous nos yeux. Numéro Bis descend de son vélo et saute comme une puce de panique devant son frère en contre-bas.

Doudou est empêtré dans son vélo dans le fossé, menton écorché et deux énormes hématomes en souvenir de sa cascade.

2) On prend la barge pour traverser le Danube. En patientant, Doudou joue dans les herbes qui longent le fleuve. Hurlements soudains, sauts, course effrénée de panique, gesticulations, cris. On le regarde, stoïques.

Piqûre de guêpe.

3)19h. Le bar où l'on sirote nos cocktails surplombe le Danube. Sur l'autre rive, le musée d'art moderne nous nargue. Pendant que l'on profite de cet instant de calme les Nains jouent à jeter des cailloux dans l'eau à quelques mètres de nous.

Numéro Bis apparaît soudain, la mine déconfite.

"-Ben…c'est qu'il faut que vous veniez parce qu'il a glissé dans l'eau.

-ah… et il est beaucoup mouillé ?

-oh… non…que jusqu'aux épaules…"

4) Pas de volets aux fenêtres en Slovaquie. Soit tu es prévoyant et tu as pris un masque de nuit, soit tu adoptes la technique de Monsieur S. : chaque matin vers 5h, tu apposes délicatement un tee-shirt sur ton visage qui te permettra de terminer ta nuit.

5) Sur la route on voit un magnifique château médiéval sur un rocher. On décide de s'arrêter. Impossible de se garer, cohue à l'entrée du village,routes barrées, motards tatoués, cheveux roses, déguisements d'indous (wtf?). Niquel, c'est le festival de musique de Beckov.

Les photos sont de Monsieur S. , of course.

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Slovaquie·Voyages

Road trip d’est en ouest # Slovaquie 

Cette chaîne de montagne, les Tatras, qui sert de frontière naturelle entre la Pologne et la Slovaquie m’ intriguait.

On ne pouvait pas passer à côté et après une semaine à arpenter des villes, aussi jolies soient-elles, on avait besoin de nature et de vastes étendues.

On se rend donc au nord-est du pays par l’une des deux routes qui mènent aux Tatras. Quatre heures de voiture en théorie. C’est sans compter sur la déviation slovaque: tu sais que tu dévies pour cause de travaux mais tu ne sais pas par où tu dévies. On s’en sort tant bien que mal et on parvient à rejoindre une petite route limitée à 70km/h. Le slovaque est très respectueux des limitations de vitesse, tu ne rigoles pas avec ça. Et de toutes façons, vu leurs têtes assez peu conciliantes dans cette partie du pays, t’as pas envie de dépasser les 70km/h.



Bon, du coup, on met 5h30 pour arriver à destination… Mais le paysage en vaut vraiment la peine : des cimes dentelées, des crêtes et des névés. C’est beau.


A notre arrivée, afin de détendre les Nains au bord du burn out -et nous avec- on se fait quelques descentes de luge d’été à Tatranska Lomnica, une station de ski assez huppée au vu des hôtels ultra chics qui se font du coude à coude. C’est touristique mais ça va, c’est pas non plus la Côte d’Azur en juillet. 

Ensuite, on part se repaître en bières (2€ la pinte…) et se rassasier. Je goûte une spécialité slovaque, des espèces de raviolis au brebis, le tout arrosé de crème fraîche et de lard frit. Light. La cuisine slovaque n’est pas forcément raffinée mais elle a le mérite d’être copieuse, rassasiante et très peu chère (5€ le plat maxi). Les Nains optent pour un plat très local: des spaghettis arrosés de ketchup. 


La randonnée mi-foirée dans les Hautes Tatras.

8h30. On part de Stary Smokovec, village-point de départ de nombreuses rando.  Tous les parkings sont payants, et là encore, le slovaque ne rigole pas : tu payes ou tu payes. On démarre la rando et on se plante de chemin. Normal, on est habitué. On marche une bonne heure pour rien…si j’avais été Nain, j’aurais intenté un procès contre mes parents. Bref, après notre petite erreur, on annonce aux Nains que désormais, on va vraiment faire une randonnée. Regards qui oscillent entre l’écœurement, le dépit et l’envie de meurtre. Normal, on est habitué à ça aussi.


On grimpe vers des chutes d’eau, ça leur donne au mois une raison de marcher. Il y a pas mal de randonneurs, la vue est belle et les Nains crapahutent bien sans rechigner. Tant mieux car le temps se couvre et on risque de prendre une belle saucée à la slovaque : sans ambages.




Au total, 2h30 de marche qui grimpe sec, plus une heure en bonus, la matinée s’achève avec plaisir.

C’est alors qu’on annonce aux Nains qu’après un bref casse-croûte, on se rend visiter les grottes de Belianska, à quelques kilomètres de là. Euphorie, danse de la joie. Les Nains ayant retrouvé leurs ondes positives, on leur cache qu’il faut marcher vingt bonnes minutes sur un chemin très raide pour accéder aux grottes. Sinon c’est pas drôle. 

14h. Après une ascension qui nous a fait respirer comme des sangliers, on parvient enfin à l’entrée des grottes. Le ticket n’est pas excessif : 6€ par adulte et gratuit pour les Nains. Les photos sont interdites, sauf si tu t’acquittes de 10€ supplémentaires. On enfile nos doudounes et on suit la visite guidée en slovaque, qu’on le veuille ou non. Et en polonais. Et en tchèque. Soit, on subit pendant une heure dix mais ça vaut vraiment le détour.


15h30. Après un kilomètre et demi de promenade dans les splendides galeries souterraines, on sort sous une pluie battante. On fait le chemin du retour…sous une pluie battante. On rentre se poser au Tatra hotel golf, un énorme complexe hôtelier qui loue des appartements à la semaine pendant la saison hivernale. 

Du nord-est au sud-ouest.

Si tu veux traverser la Slovaquie quasiment d’un bout à l’autre en un jour, pars avec nous!


9h30. Arrivée au château de Spiss, le plus grand et célèbre château médiéval du pays. La vue est à couper le souffle car le château semble sortir de la roche. 


Sans le vouloir, on arrive de bonne heure et nous sommes parmi les premiers à gravir le sentier qui mène à la forteresse. Les Nains pâlissent à la vue de la côte qui nous attend: après la rando d’hier, leurs muscles se rappellent à leur bon souvenir. Quoiqu’il en soit, la montée en vaut vraiment la peine: c’est tout simplement majestueux !





Mais ce que les Nains préfèrent, ce sont les petits rongeurs qui peuplent les parterres de la cité, des spermophiles ou écureuils terrestres.


11h30. On quitte Spiss en croisant une cohorte de touristes sous une chaleur étouffante. On se réfugie dans la voiture climatisée pour nous rendre aux grottes de glace de Dobsinia, à 60km. On traverse le Paradis slovaque, une réserve naturelle réputée pour ses canyons et randonnées vertigineuses, trop dangereuses avec des enfants. Nous on va se contenter des grottes classées au patrimoine mondial de l’Unesco.


13h. Officiellement, montée very easy. Dans les faits, montée très raide de vingt minutes jusqu’aux grottes. Visite guidée en slovaque. On brave l’interdiction de prendre des photos ou moyennant 10€. On fait nos frenchies. Mea culpa.

Photo google

On déambule parmi les tunnels de glace, les stalagmites et stalactites géantes. On se croirait dans le film Superman, la scène de la grotte avec tous les cristaux. Ça cloue le bec aux Nains pendant trente minutes, et ça, c’est de l’or en barre.


14h30. En route vers la petite ville de Banska Stiavnica, classée au Patrimoine mondial de l’Unesco elle aussi. Deux heures de trajet dans les routes sinueuses du Paradis slovaque entre les sapins, les sapins et les sapins. Les Nains ne ferment même pas un œil et heureusement, en tant que bons parents, on a emporté leurs cahiers de vacances. Ils nous remercient chaleureusement.


17h. Soit on arrive soit on s’entretue dans la bagnole. Une famille française met fin à leurs jours après une journée de voiture en Slovaquie. Doudou est en mode pipi-caca-prout et Numéro Bis est en mode repeat. On arrive, on va leur faire faire un tour de la ville, ça va les calmer. Le temps s’est arrêté à Banska Stiavnica, l’atmosphère y est douce et les ruelles ravissantes. Les façades travaillées et la beauté des édifices religieux témoignent d’un âge d’or révolu. La ville nous apaise (!), on flâne en mangeant des glaces et on s’assoit à l’Art café où l’on commande un grand pichet de limonade locale (une espèce d’eau gazeuse très peu sucrée avec des citrons verts). On est plutôt pas mal, ici! 








Deux heures nous séparent encore de Bratislava. Va t-on suvivre…?

Slovaquie·Voyages

Que faire autour de Bratislava avec des Nains? # Slovaquie

Paye ta pause culturelle au Danubiana art Museum.

A chaque périple dans une grande ville avec les Nains, nous faisons systématiquement la visite du musée d’art moderne. Et à chaque fois, c’est une réussite (voir Les Nains et l’art à Stockholm ou le MAM d’Amsterdam) car les œuvres les font réagir rapidement: surprise, dégoût, amusement, interpellation. Bref, l’art moderne, ça fonctionne bien avec les enfants.


On se rend donc au Danubiana Museum qui, bien qu’il fasse partie de la ville de Bratislava se situe sur les rives du Danube à une vingtaine de kilomètres du centre ville. En voiture, c’est très facile d’accès: il n’y a qu’une route… Pour le parking, c’est au choix: soit tu rentres la voiture dans le parking protégé et c’est 10€ de l’heure, soit tu la laisses sur le parking gratuit en face du musée. On a choisi.

Lorsqu’on entre dans le musée on est surtout surpris par le prix du billet: 20€ pour nous quatre, ce qui équivaut à un billet d’entrée adulte à Stockholm ou Amsterdam. La plupart des établissements culturels slovaques offrent un « family ticket » défiant toute concurrence!

On regarde des toiles super colorées, des œuvres un peu étranges, d’autres plus explicites.





Numéro Bis fait la visite à sa manière, en courant, et vient nous chercher en permanence: Viens voir ci,viens voir ça. On n’avance pas au même rythme, je crois qu’on vieillit… Pendant que Zébulon s’agite dans tous les sens, Doudou s’improvise photographe. 


On tombe sur une imitation contemporaine de la Cène que l’on avait décodée dans la cathédrale de Bratislava quelques jours auparavant:

« Là, tu vois, au milieu c’est Jésus. Et à ses côtés ce sont les Apôtres. Enfait, c’est le dernier apéro de Jésus avec tous ses potes avant de mourir. » Numéro Bis m’avait regardé, inquiet en disant « Le pauvre, c’est pas cool. » Voilà.

Devant la photo Le banquet de idôles de Rancinan, on conclut que cet apéro-ci a l’air beaucoup plus fun vu qu’il y a Mickael Jackson. Les Nains adorent Mickael.


On termine notre visite par l’extérieur, le Danube en arrière plan. Sur les toîts du musée on passe devant des espèces d’anémones géantes en fil de fer, puis les Nains touchent deux ou trois fois les barrières électrifiées, ça les calme un peu.




L’heure fatidique du repas approche, il faut trouver un restaurant de toute urgence. On trouve au hasard un restaurant à Čunovo, on s’y engouffre. Personne ne parle anglais ou presque et on arrive à comprendre que le plat du jour est à 4,50€. On en prend quatre et à ce tarif, on s’offre même des cocas et des bières. On est pété de blé.

Le serveur nous apporte de grosses assiettes de viande de porc bardées de bacon, accompagnée de purée maison et salade. Doudou décide que l’on reviendra manger ici tous les jours parce que c’est trop bon. Et Numéro Bis de rajouter Oui mais y’a pas de dessert…


Fais plaisir aux Nains à Dino Park



C’est LA sortie spéciale Nains: le zoo de Bratislava et le Dino park, à dix minutes en voiture du centre ville. On prend notre « Family ticket » (15,5€ pour 2 adultes et 2 Nains) et on part arpenter le paradis des enfants penand quatre heures.

On laisse Numéro Bis nous expliquer la différence entre un panda roux et un coati brun, la vitesse de course de la girafe ou encore le régime alimentaire de l’hippopotame. Il a tout bien révisé. 


Le zoo est plutôt pas mal fait, c’est un zoo. Seul bémol, l’accès aux rhinocéros qui se mérite: après une longue marche dans un sentier en côte. Une bonne préparation pour un trail.

Le Dino Park est vraiment à faire: film en 3D en slovaque mais peu importe, reconstitition de dinosaures automatisés et petites  attractions ludiques. 




Fais grimper tes Nains au château de Devín

À dix minutes en voiture de Bratislava, on monte au château de Devín (Family ticket: 10€) pour surplomber le Danube et retourner au moyen Âge. En été il y a des activités comme du tir à l’arc ou encore des jeux d’époque. C’est sympa mais pas non plus incontournable. Et si les Nains ont bien crapahuté, on peut leur offrir un cornet de glace à 0,80€. Voire deux, même.




Slovaquie·Voyages

La Slovaquie avec les Nains # Bratislava 

Mais c’est où, la Slovaquie ?!


Mais pourquoi la Slovaquie ?
1) Sur les photos, ça avait l’air beau: une capitale à taille humaine et des montagnes exceptionnelles, les Tatras.

2) c’est peu touristique, et comme on n’aime pas les bains de foule, ça nous va.

3) c’est pas cher : le billet d’avion aller retour Paris – Bratislava pour 4 personnes : 350€… Pas besoin de s’étendre.

On débute notre road trip slovaque par Bratislava, la petite capitale de 460 000 habitants. La vieille ville se prête au séjour avec des Nains car il est entièrement piéton et il y a vraiment peu d’affluence: on croise quelques groupes de touristes, mais honnêtement, très peu. Bratislava n’est apparemment pas une destination de prédilection, sauf pour les frontaliers autrichiens qui viennent passer la journée car tout est très bon marché.

On passe deux jours à flâner dans le vieux centre, à admirer les façades colorées, à entrer dans les mignones petites églises de la ville, à s’étonner de la multitude de cafés joliment décorés. On prend notre temps, on s’arrête en permanence, les Nains courent après les pigeons, on profite, quoi.




On se paie des glaces et on s’achète des souvenirs dans des petites échoppes pour trois francs six sous.

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On s’amuse à prendre des photos avec les nombreuses statues emblématiques de la ville. Il fait chaud, les Nains courent se rafraîchir sous les brumisateurs et une petite brise souffle. On se sent vraiment bien dans cette jolie ville: c’est paisible, agréable et coloré.




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On s’épargne la ville nouvelle où magasins et centres commerciaux s’enchaînent. On préfère monter au château qui surplombe la ville mais on ne se contente que d’en faire le tour, l’intérieur n’étant pas exceptionnel. Avant de rentrer, pause obligatoire aux jeux des jardins du château où les Nains sortent aux gens qui nous entourent les deux phrases qu’ils connaissent en anglais: My name is... Et …

Have you got a pencil case?… 

Les Nains sont dans la place. Chaud devant.