La vie à 4

1mois 10 phrases # octobre 2017

1) “Moi à la récré je joue pas au foot : y’a que des furax! »

2) « T’as vu ces pantoufles en bois!!!

– Ce sont des sabots… »

3) Doudou voit toujours le verre à moitié plein :

« Pourquoi tu prends un médicament, maman?

-J’ai très mal à la tête.

-Ben c’est déjà mieux que d’avoir un cancer! »

4) Numéro Bis et Doudou discutent évolution :

– Au départ c’est l’homo habilis et après l’homo erectus

– Oui et ensuite c’est l’homo sabite... »

5) « Tu peux me passer un bouquet de raisin s’il te plaît ? »

6) « -Numéro Bis, comment s’appelle la scie qu’on a utilisée tout à l’heure ?

-…je sais plus…

-La sciiie…

-…clope! »

7) Doudou à l’hôpital : « Dis donc ils sont pas bien nombreux pour s’occuper de tous ces malades! »

8) « Merci maman de m’avoir rassuré. »

9) « Maman, passe-moi ton téléphone, je veux appeler mamie. Elle me manque. »

10) Numéro Bis , enfant sensible : « Je supporte pas le sang. Quand y’en a un qui saigne du nez en classe, je vais me cacher sous le bureau de la maîtresse ! »

caché

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J'ai des choses à dire

Le SADAM, un parcours du combattant.

Après des mois d’errance, de tâtonnements, de consultations, d’angoisse, le diagnostic est tombé: « Madame, vous avez tout simplement un SADAM! »

Mais quoi qu’est-ce?

Pour faire simple, les articulations de la mâchoire dysfonctionnent et les causes peuvent en être diverses. Ce dysfonctionnement modifie à long terme la posture du squelette, créant ainsi des tensions dans toute la chaîne musculaire.

Voici les symptômes que j’avais:

  • maux de tête violents
  • névralgies faciales: sensation de brûlure, extrême sensibilité de la peau
  • acouphène pulsatile
  • douleurs d’oreilles (comme une douleur d’otite)
  • névralgie d’Arnold
  • douleurs cervicales
  • gêne quand je ferme ma mâchoire, les dents ne se positionnent pas comme avant
  • raideur des épaules, de la ceinture scapulaire
  • sommeil perturbé

Par voie de conséquence, je me sentais extrêmement fatiguée, j’avais perdu l’appétit, j’étais irritable et déprimée car les douleurs étaient permanentes, difficiles à localiser, assourdissantes, exténuantes. Bref, j’avais mal partout, tout le temps et je refoulais mes envies de hurler pour essayer de maintenir un équilibre.

Lorsque mon SADAM s’est déclenché (mais ça je ne l’ai compris que 5 mois plus tard), la douleur était telle que j’ai atterri aux urgences : scanner cérébral normal, tous les examens étaient nickel. Je me suis retrouvée sur le parking de l’hôpital à 3h du matin, avec me douleurs persistantes et cette phrase de l’urgentiste en tête: « Vous êtes certainement trop stressée. »

Soit. J’ai arrêté de travailler pendant un mois: j’ai beaucoup dormi, beaucoup pleuré (de douleur, de solitude aussi), j’ai cru que je faisais une dépression. Personne n’était capable de me dire ce que j’avais. Pendant cinq mois j’ai erré entre les spécialistes (dentiste, ORL, cardiologue, kiné) qui m’affirmaient que tout était normal et que c’était psycho-somatique. J’ai même vu une psychothérapeute, qui, soit-dit en passant, même si elle n’a pas résolu mes douleurs, m’a bien aidée à avancer dans ce chemin de croix car j’ai cru que j’allais craquer pour de bon. Ne pas mettre un nom sur ce que j’avais devenait très anxiogène: j’avais des crises de panique, je ne dormais plus beaucoup, je me voyais mourir, j’avais même prévu d’enregistrer des vidéos pour mes enfants pour plus tard, pour ne pas qu’ils m’oublient, au cas où. Malgré le soutien inconditionnel de Monsieur S. et de mes proches, je me sentais terriblement seule et terrifiée. Je me rendais au travail en serrant les dents, les douleurs et la fatigue en toile de fond.

Un jour, ma kiné (je m’y rendais chaque semaine, cervicalgies obligent) me suggère de consulter un posturologue car mon épaule gauche est plus haute de 2cm que la droite. Ok. Je ne suis plus à ça près.

Je me rends donc chez un podologue-posturologue qui liste tous mes symptômes et s’exclame au bout de dix minutes de consultation: « Vous avez tout simplement un SADAM! Ce n’est pas grave, ça se soigne. Je traite des dizaines de cas par jour. »

Je fonds en larmes devant ce gars en lui expliquant que je vis un enfer depuis des mois. Et il me décrit exactement ce que je traverse, me raconte des cas de patientes (les femmes sont plus touchées que les hommes) qui perdent leur travail ou encore se séparent à cause de ce syndrome parce qu’il est difficile à diagnostiquer et donc à soigner. Certaines personnes vivent avec pendant des années sans comprendre ce qui leur arrive, sans que personne ne pose un diagnostic. Moi j’ai eu une chance inouïe de tomber sur ce posturologue, un pur hasard.

Il m’oriente vers un ostéopathe qui a l’habitude de traiter le SADAM pour qu’il remette ma mâchoire en place et qu’il rétablisse ma posture puis vers un dentiste pour qu’il modifie l’occlusion de ma mâchoire. L’ostéo me fait un test qui confirme le diagnostic du posturo et affirme que je traîne ce SADAM depuis belle lurette car même mon œil gauche a morflé. Après ces deux consultations enchaînées, je suis complètement lessivée mais les symptômes s’atténuent nettement au bout de trois jours: plus de céphalée, ni de névralgie. Les cervicalgies ont aussi disparu.

Je me sens bien-enfin- même si mon acouphène traîne de temps en temps. Je retrouve mon énergie, je redeviens moi peu à peu. Le travail n’est pas terminé, il me faudra du temps avant d’éliminer ce putain de SADAM qui m’a rongée jusqu’au plus profond de moi mais j’entrevois le bout du tunnel.

Peut-être quelqu’un se retrouvera t-il dans ce témoignage, dans ces symptômes et je ne peux que lui conseiller de lire les articles suivants:

 

 

 

 

 

 

J'ai des choses à dire

L’enfant précoce et la culpabilité du parent.

Depuis quelques années nous nous rendions bien compte que Doudou avait quelque chose de particulier: sa façon d’analyser le monde, ses remarques surprenantes, son hyper sensibilité et les angoisses qu’elle générait (voir J’ai un ado de cinq ans).

Jusqu’alors, tout se passait bien à l’école tant d’un point de vue scolaire que de la sociabilisation.

Et puis ça a commencé à déraper un peu à la maison: des accès violents de colère, des claquements de porte, des terreurs nocturnes récurrentes (voir Cauchemars en pagaille), des « De toutes façons vous ne comprenez rien! ». J’avais l’impression de me voir…à quatorze ans. Il en avait six à l’époque. On le voyait taciturne, il se sentait frustré, incompris, mal dans sa peau. Pas à sa place, en somme. De notre côté de parents, on prenait des pincettes lorsqu’on s’adressait à lui car tout le heurtait, tout était compliqué. Moi j’avais l’impression de passer à côté de lui, de ne pas le cerner, d’être une mauvaise mère par moments.

Parallèlement à l’école on a noté une baisse de motivation: moins d’intérêt pour les apprentissages (lui qui est de nature si curieuse), peu de soin, une certaine léthargie commençait à s’installer.

Lorsqu’on a appris que Doudou était un enfant précoce ou surdoué ou à haut potentiel, comme ils disent, on a enfin compris. On L‘a enfin compris. Après les entretiens avec la psychologue et nos lectures sur le sujet, j’ai eu le sentiment d’accéder enfin aux codes de mon Doudou.

Ma première réaction a été de ne pas en parler autour de nous: d’une part,je ne voulais pas que les gens collent une étiquette « gamin hors norme » sur Doudou et d’autre part, j’avais peur du regard des autres vis à vis de nous, parents. Je craignais les phrases comme « Ces enseignants, ils croient toujours que leurs enfants sont des génies! » ou encore « Encore une qui pense que son gamin est plus intelligent que le mien! ».

Le saut de classe a été salvateur pour Doudou: il sortait de l’école le sourire aux lèvres, redoublait d’efforts en graphie et voulait mordicus raccrocher les wagons du niveau supérieur. Les terreurs nocturnes ont cessé, les crises de colère ont disparu, et les tensions se sont dissipées.

Aujourd’hui, notre Doudou est un petit bonhomme épanoui, bien dans ses baskets et au caractère bien trempé. Il a un humour bien à lui, il est rêveur, bordélique comme pas deux et aime écrire (mal, mais peu importe), les jeux de stratégie, comprendre le monde. Il ramène sa fraise un peu trop souvent, émet un avis sur tout, aime courir à toute berzingue, l’odeur de l’herbe coupée et les arcs-en-ciel. Il déteste l’injustice, l’échec et le melon.

Il est comme il est et j’en suis fière. Et je n’ai plus honte de le dire.

doudou

 

 

 

On se régale...ou pas!

I love junk food but… # hamburgers

Toi aussi tu aimes la junk food mais tu culpabilises à mort parce que c’est maaal: c’est plein de conservateurs, d’additifs, de graisses, d’OGM, etc.

Si tu n’en es pas encore convaincu, cours lire l’article de Consoglobe sur la composition du Big Mac en cliquant ici:

big-mac.png

Du coup, tu ne te rues plus au fast food dès que tu n’as pas envie de faire à manger: tu ne vas quand même pas laisser ton corps et ceux de tes Nains ingurgiter tout ce ramassis de saletés! Soit. Mais la raison ne t’empêche pas de saliver sévère à la vue d’un bon gros hamburger.

Alors j’ai bien une solution. Certes, elle n’est pas fast mais plutôt long et implique une certaine motivation. Mais c’est tellement bon de croquer là-dedans!!

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Pour 8 pains à hamburgers (recette du blog Cook Time):

  • 500g farine
  • 1 sachet de levure de boulanger. Ou pas de boulanger, ça marche aussi.
  • 10g de sucre
  • 1cc sel
  • 50g huile de tournesol
  • 300g lait.
  • 1 jaune d’oeuf
  • des graines de pavot, sésame…

Etape 1: Fais chauffer ton Thermomix

Mettre levure, lait et sucre dans le bol. Programmer 2min30 / 37°C / Vit2

Ajouter farine, sel et huile. Programmer 7min/ Epi.

Etape 2: Va étendre ta lessive ou te faire une manucure.

Ou les deux.

Laisser la pâte reposer pendant 45min dans votre four éteint.

Etape 3: Relève tes manches.

Dégazer la pâte et la couper en 8 portions. Les mettre en boule et les déposer sur une plaque recouverte de papier cuisson.

Etape 4: Va mettre ta 2ème couche de vernis et ton top coat.

Laisser à nouveau reposer la pâte 30min, la plaque recouverte d’un torchon.

Etape 5: Tu tiens le bon bout.Préchauffer le four à 200°C. Badigeonner les pains avec le jaune d’oeuf additionné d’un peu d’eau et parsemer de graines.

Enfourner 15min.

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A toi de les garnir comme tu le souhaites!